Alors que j’étais dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus vint. Tenant mes mains serrées dans les Siennes, Il me dit avec une majestueuse affabilité :
« Ma fille, dis-Moi, veux-tu vivre dans ma Volonté ?
Acceptes-tu d’être le deuxième maillon de jonction avec mon Humanité ? Acceptes-tu mon Amour comme tien, ma Volonté comme vie ? Acceptes-tu de partager les souffrances infligées à mon Humanité par ma Divinité, lesquelles Je ressens le besoin irrésistible
- de non seulement faire connaître,
- mais aussi de faire partager à une créature - pour autant que cela soit possible ?
Je ne peux faire connaître et partager ces choses qu’à une personne
- qui vit dans ma Volonté,
- qui vit entièrement de mon Amour.
Ma fille, c’est ma coutume de demander le “oui” de la créature pour pouvoir ensuite travailler librement avec elle. »
Puis, Il devint silencieux comme s’Il attendait mon “FIAT”.
J’étais surprise et je Lui ai dit : « Jésus, ma Vie, ta Volonté est mienne. Toi seul unis nos deux volontés et en fais un seul Fiat. Aussi, unie à Toi, je dis “oui”. Je Te prie d’avoir pitié de moi.
Ma misère est grande et, uniquement parce que Tu le veux, je dis : “FIAT, FIAT”. »
Oh ! comme je me sentais annihilée et pulvérisée dans les profondeurs de mon néant, d’autant plus que
- ce rien que je suis
- était appelé à vivre dans le Tout qu’Il est !
Mon doux Jésus joignit nos deux volontés et y grava le mot FIAT. Mon “oui” entra dans la Divine Volonté. Parce qu’Il avait été prononcé en Elle, Il apparut
- non pas comme un ‘oui’ humain,
- mais un ‘oui’ divin.
Il se multiplia pour
- rejoindre toutes les créatures,
- les amener toutes à Jésus et
- réparer solennellement les refus adressés par elles à mon doux Jésus.
Il était marqué du sceau et du pouvoir de la Divine Volonté,
- prononcé non par peur ou intérêt de sainteté personnelle, mais seulement
- pour se fondre dans la Volonté de Jésus,
- pour oeuvrer pour le bien de chaque créature et
- pour donner à Jésus, au nom de chacune, une Gloire divine, un Amour divin et des Réparations divines.
Mon aimable Jésus sembla si content de ce “oui” qu’Il me dit :
« Je veux maintenant te parer et te vêtir comme Moi-même
- afin que ton “oui” se joigne au Mien
- pour accomplir ma propre fonction devant la Majesté Éternelle. »
Alors, Il me vêtit comme pour m’identifier à son Humanité. Et, ensemble,nous nous sommes présentés devant la Majesté Eternelle.
Mais cette Majesté me paraissait comme une Lumière inaccessible, Immense et d’une Beauté inimaginable, de Laquelle tout dépendait.
Je restai perdue en Elle et, comparativement, l’Humanité même de mon Jésus paraissait petite.
Le simple fait d’entrer dans cette Lumière rend la personne heureuse et embellie. Je ne sais pas comment je puis continuer à écrire là-dessus.
Mon doux Jésus me dit :
« Dans l’Immensité de ma Volonté, adore avec Moi la Puissance Incréée.
Ainsi, non seulement Moi,
- mais aussi une autre personne, une créature humaine, adorera d’une manière divine Celui qui a tout créé et de qui tout dépend. Et cela, au nom de tous ses frères et soeurs de toutes les générations. »
Que c’était exaltant d’adorer aux côtés de Jésus ! Nous nous sommes multipliés pour tous. Nous nous sommes placés devant le trône de l’Éternel
- omme pour le défendre contre ceux qui ne reconnaissent pas la Majesté Éternelle ou même qui l’insultent.
Nous avons fait notre démarche
- pour le bien de tous et
- pour faire connaître la Majesté Suprême à tous.
J’ai aussi fait d’autres choses avec Jésus. Mais je ne sais pas comment les décrire. Mon esprit vacille et ne peut me fournir les mots. Par conséquent, je ne continue pas.
Si Jésus le veut, je reviendrai sur ce sujet. Ensuite, mon doux Jésus me ramena à mon corps. Mais mon esprit restait attaché comme à un Point éternel que je ne pouvais quitter.
« Jésus, aide-moi à correspondre à tes grâces, aide ta fille, ta petite étincelle !»