Poursuivant dans mon état habituel, je cherchais anxieusement mon toujours aimable Jésus
Il vint et, plein de bonté, Il me dit : « Fille bien-aimée de ma Volonté, veux-tu venir dans ma Volonté
- pour accomplir, d’une manière divine, tant d’actions qui ont été omises par tes frères,
- de même que pour convertir à l’Ordre divin tant d’autres qui ont été faites humainement, même celles dites saintes.
J’ai tout fait dans l’ordre divin, mais Je ne suis pas encore satisfait.
Je veux que la créature entre dans ma Volonté et que, d’une manière divine,
- elle épouse mes Actes et
- elle se substitue à tous, comme Je l’ai fait. Viens, viens ! Je le désire tant !
Je célèbre quand Je vois une créature entrer dans l’environnement divin où, avec Moi,
- elle se substitue à tous ses frères d’une manière divine et qu’
- elle aime et répare au nom de tous. Alors, Je ne reconnais plus les choses humaines en elle, mais mes propres choses.
Par elle,
- mon Amour s’élève et se multiplie,
- les réparations se multiplient à l’infini et
- les substitutions sont divines.
Quelle Joie ! Quelle Fête !
Même les saints s’unissent à Moi et célèbrent. lls attendent anxieusement qu’un des leurs, convertisse à l’Ordre divin leurs propres actes,
- saints dans l’ordre humain,
- mais pas encore dans l’ordre divin.
Ils prient pour qu’immédiatement Je fasse entrer des créatures dans cet environnement divin et qu’ainsi toutes leurs actes soient
- immergés dans la Divine Volonté et
- marqués de l’empreinte de l’Éternel.
Je l’ai fait pour tous. Maintenant Je veux que tu le fasses pour tous. »
Sur ce, je Lui dis : « Mon Jésus, tes propos me confondent. Je sais que Tu suffis pour tout et que tout T’appartient. »
Il poursuivit : « Il est certain que Je suffis pour tout et tous. Cependant, ne suis-Je pas libre
- de choisir une créature et
- de lui donner ce rôle à mes côtés,
- de la rendre suffisante pour tous ?
De plus, que t’importe si tout M’appartient ? Ne puis-Je pas te donner ce qui M’appartient ?
Tout te donner cause mon plein contentement.
Si tu ne corresponds pas et n’acceptes pas,
- tu Me déplais,
- tu trahis cette chaîne de grâces que J’ai déposée en toi à cet effet. »
Je suis donc entrée en Jésus et j’ai fait ce qu’Il faisait. Oh ! comme je voyais clairement tout ce que Jésus venait de me dire ! Avec Lui, je devins multipliée en tous, même en les saints.
Mais, une fois revenue à mon corps, quelques doutes s’élevèrent en moi.
Jésus me dit : « Un seul acte de ma Volonté, même d’un bref instant,
- est rempli de vie créatrice.
Et quiconque contient ma Volonté peut, en un instant,
- donner la vie à tout et
- tout préserver.
De ma Volonté, le soleil reçoit
- l’existence, - la lumière,
- la préservation de la terre,
- la vie des créatures.
Pourquoi donc doutes-tu ? J’ai ma cour au Ciel et J’en veux une autre sur la terre. Peux-tu deviner qui formera cette cour ?»
Je lui répondis : « Les âmes qui vivent dans ta Volonté. »
Il reprit : « Bien dit. Ce sont les âmes qui, sans l’ombre d’une recherche de sainteté personnelle mais totalement divinisées, vivront pour le bénéfice de leurs frères.
Ces âmes ne font qu’un seul choeur avec le Ciel. »