Poursuivant dans mon état habituel, j’étais affligée à l’extrême par la privation de mon doux Jésus. Néanmoins, je faisais mon possible pour rester unie à Lui en méditant les “Heures de la Passion”.

J’en étais à celle de Jésus sur la Croix quand j’ai perçu Jésus en moi les mains jointes et disant d’une voix articulée :

« Mon Père, accepte le sacrifice de cette fille et la douleur qu’elle ressent

  • à cause de la privation de Moi. Ne vois-Tu pas combien elle souffre ? Sa souffrance la laisse presque sans vie, à tel point que Je suis contraint
  • de souffrir avec elle pour lui donner la force Autrement, elle succomberait.

Ô Père, accepte sa souffrance unie à celle que J’ai ressentie sur la Croix quand J’étais complètement abandonné, même par Toi. Accorde que la privation de ma Présence qu’elle ressent

  • soit Lumière et Vie divine pour les âmes et
  • leur procure tout ce que J’ai mérité par mon abandon !» Cela dit, Il disparut.

Je me suis sentie pétrifiée de douleur et, tout en pleurs, j’ai dit à Jésus :

« Jésus, ma Vie, oh ! oui, donne-moi des âmes ! Que la douleur atroce que me donne la privation de Toi

  • Te contraigne à me donner des âmes. Comme je vis cette souffrance dans ta Volonté,
  • que tous ressentent ma douleur, entendent mes cris et se rendent. »

Vers le soir, mon Jésus blessé revint et Il me dit : « Ma fille et mon refuge, quelle douce harmonie ta souffrance a causée aujourd’hui dans ma Volonté ! Ma Volonté est au Ciel et ta douleur, se trouvant dans ma Volonté, a eu son écho dans le Ciel et réclamé des âmes à la Très Sainte Trinité.

De plus, comme ma Volonté habite tous les anges et les saints, ils ont tous ensemble réclamé des âmes en criant : “Âmes, âmes !” Ma Volonté coula aussi dans toutes les créatures. Et ta souffrance a touché tous les coeurs en disant à chacun : “Sois sauvé, sois sauvé !”

Comme un soleil resplendissant, ma Volonté, concentrée en toi, s’est penchée sur tous pour les convertir.

Vois quel grand bien a résulté de tes souffrances vécues dans ma Volonté !»