Je me sens mourir de douleur. Je ne cesse de répéter mon refrain : « Mes pauvres frères ! Mes pauvres frères !» Jésus a augmenté ma douleur en me faisant voir la tragédie de la guerre. Combien de sang il me semble a été versé et sera versé.

Jésus semblait inflexible et disait : « Je ne peux plus continuer. Je veux en finir. Tu vas faire ma Volonté n’est-ce pas ?»

Luisa : « Certainement, comme Tu le veux : mais est-ce que je peux oublier qu’ils sont tes enfants, sortis de tes propres mains ?»

Jésus dit : « Mais ces enfants me font beaucoup souffrir. Non seulement veulent-ils tuer leur propre père, mais ils veulent se tuer aussi. Si tu savais comme ils Me font souffrir, tu t’unirais à Moi. » Pendant qu’Il disait cela, il me semble qu’Il attachait mes mains et me pressait tout contre Lui.

Je me suis sentie tellement transformée dans son Vouloir que j’ai perdu la force de m’opposer à Lui.

Il ajouta : « Maintenant ça va ! Tu es dans ma Volonté. »

Voyant mon incapacité et en même temps la tragédie, j’ai éclaté en sanglots en disant : « Mon Jésus, comment vont-ils faire ? Il n’y a pas de moyens pour les sauver. Au moins sauve leur âme ! Qui pourra endurer cela ? Au moins amène-moi d’avance (au Ciel). »

Jésus dit : « Tu vois ? Si tu continues de pleurer Je M’en vais et Je vais te laisser seule. Toi aussi tu veux M’affliger ?

Je vais sauver toutes les âmes qui sont disposées, alors ne pleure pas. Je vais te donner leur âme. Sois contente.

Pourquoi es-tu si affligée ? Est-ce que Je ne peux plus t’amener au Ciel ? As-tu connaissance que Je ne t’amènerai pas ?»

Et puisque je continuais de pleurer, il semble que Jésus s’est retiré. J’ai dû Lui crier très fort en disant : « Jésus, ne me quitte pas ! Je ne pleurerai plus !»