J’étais très affligée par la privation de mon Bien suprême. En recevant la communion, la sainte Hostie s’est arrêtée dans ma gorge Comme je tentais de L’avaler, j’ai eu dans ma gorge un goût doux et exquis. Après avoir continué un bon moment mes efforts pour avaler l’hostie, elle est descendue et j’ai pu la voir se changer en un bébé qui me dit :
« Ton corps est mon tabernacle, ton âme le ciboire qui me contient et tes battements de cœur - l’hostie qui me permet de Me transformer en toi.
Avec cette différence que, - parce que l’hostie se consume, Je suis sujet à de continuelles morts. Tandis que tes battements de cœur, qui symbolisent ton amour, ne sont pas sujets à cesser. Ceci permet à ma Vie en toi d’être continuelle.
Pourquoi donc tant t’affliger de tes privations ? Si tu ne Me vois pas, tu Me sens. Si tu ne Me sens pas, tu Me touches.
Tantôt, c’est
- la fragrance de mes parfums qui se répand autour de toi,
- tantôt la lumière dont tu te sens investie,
- tantôt une liqueur qui ne peut pas être trouvée sur la terre et qui descend en toi,
- tantôt il y a le simple fait que Je te touche Et il y a beaucoup d’autres manières qui te sont invisibles. »
Maintenant, par obéissance, je vais parler de ces choses dont Jésus dit qu’elles m’arrivent souvent, et même quand je suis complètement éveillée.
Ce parfum que je suis incapable de décrire, je l’appelle le parfum de l’amour. Je le sens à la communion, quand je prie, quand je travaille, surtout quand je ne L’ai pas vu. Et je me dis : « Aujourd’hui Tu n’es pas venu. Ne sais-tu pas, ô Jésus, que je ne peux pas et ne veux pas être sans Toi ? » Aussitôt, je me sens comme investie par ce parfum.
D’autres fois, quand je bouge ou remue mes draps de lit, je sens ce parfum et de mon intérieur j’entends Jésus me dire : « Je suis ici. » D’autres fois, alors que je suis tout affligée et que je suis sur le point de lever les yeux, un rayon de lumière se présente à ma vue.
Mais moi, ces choses-là, je n’en tiens pas vraiment compte, elles ne me satisfont pas. La seule chose qui me rend heureuse, c’est Jésus Lui-même Tout le reste, je le reçois dans une certaine indifférence.
J’ai écrit cela par pure obéissance.