Je me trouvais dans mon état habituel et je me sentais très méchante. De plus, j’étais troublée parce que mon confesseur m’avait dit que j’avais beaucoup dévié de mon état antérieur et que, s’il n’en était pas ainsi, Jésus viendrait.
Ayant reçu la communion, je me plaignis à Jésus béni de mes privations en Lui demandant d’avoir la bonté de me dire quel est le mal que je fais.
Car je donnerais volontiers ma vie pour ne pas Lui déplaire : « Combien de fois ne T’ai-je pas dit que si Tu me vois sur le point de t’offenser, même légèrement, fais-moi mourir. »
Jésus me dit : « Ma fille, ne te trouble pas. Ne t’ai-Je pas dit, il y a plusieurs années,
- que pour pouvoir châtier le monde,
Je ne me déchargerais pas aussi souvent sur toi et
- que, par conséquent, Je ne viendrais pas aussi souvent qu’auparavant, bien que jamais Je ne t’abandonnerai.
Je t’ai dit de plus que, pour suppléer à mes fréquents va-et-vient, Je permettrais pour toi la Messe et la Communion à tous les jours afin que tu puisses y puiser la Force
- que tu recevais auparavant par mes visites continuelles. J’en suis même venu à menacer ton confesseur s’il ne se prêtait pas à cela.
Qui ne connaît pas les châtiments qui sont arrivés depuis ? Des villes entières détruites, des révoltes, le retrait de ma grâce
- pour ceux qui font le mal et
- aussi pour les mauvais religieux, de sorte que ce poison, ces plaies qu’ils ont à l’intérieur, puisse sortir à l’extérieur.
Ah ! Je ne peux plus en prendre, les sacrilèges sont énormes. Pourtant, tout cela n’est rien comparé aux châtiments à venir.
Si Je ne t’avais pas déjà parlé ainsi, tu aurais un peu raison de t’alarmer. Afin de pouvoir vivre en toute confiance,
- tu dois t’appuyer sur deux colonnes.
L’une d’elle est ma Volonté. En Elle, il ne peut y avoir de péchés. Ma Volonté réduit en miettes toutes les passions et tous les péchés, que dis-Je, elle les pulvérise au point de détruire leurs racines.
Si tu t’appuies sur la colonne de ma Volonté,
- les ténèbres se transforment en lumière,
- les doutes en certitudes,
- les espoirs en réalités.
La deuxième colonne sur laquelle t’appuyer est la ferme volonté et l’attention constante à ne pas M’offenser, même légèrement, en disposant ta volonté
- à tout souffrir,
- à tout affronter et
- à se soumettre à tout plutôt que de Me déplaire.
Quand l’âme est continuellement appuyée sur ces colonnes, que dis-Je, quand ces colonnes sont pour elle plus que sa propre vie,
elle peut vivre avec plus de confiance
- que si elle vivait avec mes faveurs continuelles.
D’autant plus que Je permets aussi cet état
- pour te préparer à quitter cette terre. »