J’étais dans mon état habituel, toute remplie de privations et d’amertume, et je méditais sur l’Agonie de Notre-Seigneur.

Il me dit : « Ma fille,

  • pour aider spécialement les mourants à bien mourir. Vois comment cette Agonie correspond bien à l’agonie des chrétiens :
  • lassitude, tristesse, angoisse et sueurs de sang.

Je ressentais la mort de tous et de chacun

  • comme si Je mourais réellement pour chacun en particulier. Ainsi, J’ai ressenti les lassitudes, les tristesses et les angoisses de chacun. Et, par mes Souffrances, Je leur offrais de l’aide, du réconfort et de l’espoir.

En ressentant la mort de chacun, Je leur obtenais la grâce de mourir en Moi,

  • comme si leur souffle et le Mien ne faisaient qu’un, et d’être immédiatement béatifiés par ma Divinité.

Si J’ai subi mon Agonie dans le Jardin plus particulièrement pour les mourants, mon Agonie sur la Croix fut pour aider ceux-ci

  • à leur tout dernier moment,
  • à leur dernier souffle.

Ce furent deux agonies différentes :

Mon Agonie dans le Jardin fut pleine

  • de tristesse,
  • de peur, d’anxiété et de frayeur.

Mon Agonie sur la Croix fut remplie

  • de Paix et

  • de calme imperturbable.

Si J’ai alors crié sitio - J’ai soif, il s’agissait de la soif extrême que Je ressentais que tous exhalent leur dernier souffle dans le Mien.

En voyant que plusieurs allaient passer outre à ce désir, dans un profond chagrin, J’ai crié « sitio ».

Ce « sitio » continue encore à se faire entendre à tous et à chacun comme une cloche à la porte de leur cœur :

J’ai soif de toi, ô âme. De grâce,

  • ne sors jamais de Moi, mais entre en Moi et expire avec Moi.” Ainsi, J’ai dédié six heures de ma Passion pour aider les hommes à bien mourir :
  • les trois dans le Jardin pour les aider pendant leur agonie et
  • les trois sur la Croix pour les aider à leur tout dernier soupir.

En conséquence, tous ne devraient-ils pas regarder la mort avec le sourire, tout particulièrement ceux

  • qui M’aiment et
  • qui essaient de se sacrifier sur ma propre Croix ?

Vois-tu combien la mort est belle et combien les choses ont changé ?

Pendant ma Vie, Je fus méprisé et mes miracles mêmes n’eurent pas les effets de ma Mort. Jusque sur la Croix J’ai subi des insultes.

Mais, dès que J’expirai, ma Mort eut la Puissance de changer les choses :

  • Tous se frappèrent la poitrine en me reconnaissant comme le Fils de Dieu.
  • Mes disciples prirent courage.
  • Certains qui s’étaient tenus cachés s’enhardirent, réclamèrent mon Corps et Me donnèrent une sépulture honorable.

À l’unisson, le Ciel et la terre confessèrent que J’étais le Fils de Dieu.

La mort est quelque chose de grand, de sublime !

Les choses se passent ainsi pour mes propres enfants : Durant leur vie, ils sont méprisés, opprimés. Leurs vertus qui, comme la lumière,

  • devraient briller aux yeux de ceux qui les entourent, restent à demi-voilées.

Leur héroïsme dans la souffrance,

leur abnégation et leur zèle pour les âmes projettent à la fois

  • de la lumière et
  • des doutes chez les personnes qui les entourent.

Et c’est Moi-même qui permets cela afin que soit préservée la vertu de mes chers enfants.

Mais, dès qu’ils meurent, comme ces voiles ne sont plus nécessaires, Je les retire et

  • les doutes deviennent des certitudes,
  • la lumière se fait pleine et fait apprécier leur héroïsme. On commence alors à tout estimer en eux, même les plus petites choses. Par conséquent, ce qui ne peut être fait durant la vie, la mort y supplée.

C’est ainsi que les choses se passent ici-bas Mais ce qui arrive là-haut

  • est vraiment surprenant et digne de l’envie de tous les mortels. »