Me sentant très mal comme si tout était fini pour moi, je me plaignais à Jésus au sujet du total délaissement qu’Il me faisait vivre.

Il me dit : « Ma fille, ce sont là les chemins de Dieu : mourir et ressusciter sans cesse. La nature elle-même est sujette à ces morts et ces résurrections. Ainsi, la fleur naît puis meurt, mais pour ressusciter plus belle. Si elle ne mourait jamais, elle vieillirait. Elle perdrait la vivacité de ses couleurs, l’arôme de son parfum.

On trouve là aussi une ressemblance avec mon Être : toujours vieux et toujours nouveau. On met le grain en terre comme pour le faire mourir . Et, en effet, il meurt, au point de devenir poussière. Ensuite, il ressuscite encore plus beau, et même multiplié. Il en va ainsi pour tout le reste.

Si cela se produit dans l’ordre naturel, cela se produit bien davantage dans l’ordre spirituel, où l’âme doit vivre ces morts et ces résurrections.

Alors qu’elle semble

  • avoir triomphé de tout et
  • abonder en ferveur, en grâces, en union avec Moi, en vertus, et qu’elle semble avoir acquis de nouvelles vies sur tous les points, Je me cache et tout semble mourir pour elle.

Je lui porte des coups en vrai maître afin que tout meure pour elle. Et quand Je vois que tout est mort pour elle, comme le soleil, J’apparais.

Et, avec Moi, tout ressuscite. Et tout devient plus beau, plus vigoureux, plus fidèle, plus reconnaissant, plus humble. De sorte que s’il y avait quelque chose d’humain en elle, la mort l’a détruit, faisant tout ressusciter à une vie nouvelle. »