Me trouvant dans mon état habituel, j’avais le sentiment d’être vraiment inutile.
Je me sentais incapable de dire quoi que ce soit,
- ni sur le péché,
- ni sur la froideur,
- ni sur la ferveur. Je voyais tout de la même manière. Je me sentais indifférente à tout. Je ne m’occupais de rien sauf de la Sainte Volonté de Dieu,
- et tout cela sans anxiété, dans le calme le plus parfait.
Je me disais : « Dans quel piteux état je suis ! Si au moins je pensais à mes péchés ! On dirait même que j’en suis contente. Ô mon Dieu, dans quelle misère je suis plongée !»
Pendant que j’entretenais ces pensées, mon Jésus bien-aimé vint et Il me dit :
« Ma fille, ceux qui vivent ici-bas et respirent l’air que tout le monde respire
- sont forcés de ressentir les diverses variations du climat : le froid, la chaleur, la pluie, la grêle, les vents, les nuits, les jours.
Mais ceux qui vivent là-haut, où l’air n’existe plus,
- ne sont pas soumis aux variations du climat.
Car, là, il n’y a que le jour parfait. Ne ressentant pas ces mutations, ils ne s’inquiètent de rien du tout. Il en est ainsi pour celle qui ne vit que de l’air divin.
Puisque mon Être n’est pas sujet aux changements mais est
- toujours le même,
- toujours en paix et en parfait contentement, qu’y a-t-il d’étonnant que celle qui vit en Moi, de ma Volonté et de mon propre air, ne s’inquiète de rien du tout ?
Préférerais-tu vivre ici-bas comme le fait la majorité, c’est-à-dire hors de Moi, avec de l’air humain, des passions, etc. ?»