J’écris par obéissance. Mais je sens mon cœur se rompre à cause de l’effort que ça me demande. Quoi qu’il en soit, vive l’obéissance, vive la Volonté de Dieu !

J’écris, mais je tremble et ne sais pas moi-même ce que je dis. L’obéissance veut que j’écrive quelque chose sur

  • la manière dont je me prépare à la communion et
  • comment je fais mon action de grâce.

Je ne peux rien dire sur ce sujet. Parce que, voyant que je ne suis bonne à rien, mon doux Jésus fait tout Lui-même. Il prépare mon âme et m’indique les remerciements à faire, et moi je Le suis. Les chemins de Jésus sont toujours immenses. Et moi, avec Lui, je me sens immense comme si je savais faire quelque chose.

Après, quand Jésus se retire, je suis toujours la fille stupide, la petite ignorante, la petite ’cattiva’ (mauvaise). Et c’est précisément pour cela que Jésus m’aime. Parce que je suis ignorante, que je ne suis rien et que je ne peux rien.

Sachant que je veux Le recevoir à tout prix, et afin de ne pas être déshonorée en venant en moi,

  • mais plutôt d’y recevoir les plus grands honneurs, Il prépare Lui-même ma pauvre âme.

Il me donne ses propres choses, ses mérites, ses vêtements, ses œuvres, ses désirs, en somme tout Lui-même. S’il le faut, Il me donne aussi ce qu’ont fait les saints, car tout est à Lui. S’il le faut, Il me donne même ce qu’a fait sa Très Sainte Mère.

Et moi aussi je dis à tous : « Jésus, fais-toi honneur en venant en moi. Maman, ma Reine, tous les saints et tous les anges, je suis tellement pauvre que tout ce vous avez, mettez-le dans mon cœur,

  • non pour moi, mais pour Jésus. » Et je sens que tout le Ciel coopère à me préparer.

Et après que Jésus est descendu en moi, j’ai le sentiment qu’il est tout à fait satisfait,

  • se voyant honoré par ses propres choses.

Parfois, Il me dit : « Bravo, bravo, ma fille, comme Je suis content, comme Je me plais ici ! Partout où Je regarde, Je trouve des choses dignes de Moi.

Tout ce qui est à Moi est à toi. Combien de belles choses tu M’as fait trouver en toi. »

Sachant que je suis très pauvre, que je n’ai rien fait et que rien n’est à moi, je me réjouis du contentement de Jésus.

Et je dis : « Je suis heureuse que Jésus pense ainsi ! Il me suffit qu’Il soit venu. Ca ne me fait rien de m’être servie de ses propres affaires : les pauvres doivent recevoir des riches. »

Il est vrai qu’il se trouve ici et là en moi des lueurs de la manière de faire de Jésus à la communion, mais je ne sais comment réunir ces lueurs et en faire une préparation et des remerciements appropriés : il me manque la capacité.

Il me semble

  • que je me prépare en Jésus lui-même et
  • que je Le remercie à l’aide de lui-même.