Je poursuivais dans mon état habituel et Jésus béni ne venait pas. Néanmoins, durant toute la journée, je me suis sentie comme si quelqu’un se tenait au-dessus de moi et me pressait
- de ne pas perdre une minute et de prier sans cesse.
Cependant, une pensée me distrayait : « Quand le Seigneur ne vient pas, tu pries davantage, tu es plus attentive et, ainsi, tu l’incites à ne pas venir car Il se dit : “Puisqu’elle se comporte mieux quand Je ne viens pas, il est préférable que Je la prive de ma présence.” »
Comme je ne pouvais pas perdre de temps à m’arrêter à cette pensée, j’ai tenté de claquer la porte au nez à cette pensée en disant : « Plus Jésus continuera à ne pas venir, plus je Le confondrai par mon amour. Je ne veux pas Lui donner l’occasion d’être désolé en cessant de prier. Voilà ce que je peux faire et ferai. Quant à Lui, Il est libre de faire ce qu’Il veut. »
Et, sans m’arrêter à la stupidité de la pensée qui m’était venue, je continuai à faire ce que j’avais à faire.
Dans la soirée, alors que je ne me rappelais même plus que cette pensée m’était venue, le bon Jésus vint et Il me dit presque en souriant :
« Bravo, bravo à mon amoureuse qui veut Me confondre par son amour ! Cependant, Je tiens à te dire que tu ne me confondras jamais. Si, parfois, Je parais être confondu par ton amour, c’est Moi qui te donne le loisir de Me le manifester. Car la chose qui Me réjouit le plus de la part des créatures, c’est leur Amour.
En fait, c’est Moi
- qui te stimulais à prier,
- qui priais avec toi,
- qui ne te donnais aucun répit, si bien que ce n’était pas Moi qui était confondu, mais toi-même.
Tu étais confondue par mon Amour. Comme tu te sentais toute remplie d’amour et confondue par Lui,
- en voyant que mon amour te remplissait tant, tu as cru que tu Mme confondais par ton amour.
Pourvu que tu essaies de M’aimer davantage, Je me délecte de cette erreur de ta part et J’en fais un amusement entre toi et Moi. »