Ce matin, après la communion, Jésus béni n’est pas venu. Je L’ai attendu très longtemps en étant entre l’état de veille et le sommeil.

Comme je voyais l’heure passer et qu’Il ne venait pas, je voulais sortir de mon sommeil. Et, en même temps, je voulais y rester à cause du supplice que je ressentais dans mon cœur parce que je ne L’avais pas vu. Je me sentais comme un enfant qui veut dormir mais qu’on réveille de force et qui fait alors une scène.

Tandis que je m’efforçais de me réveiller, je disais intérieurement à Jésus : « Quelle amère séparation ! Je me sens sans vie alors que je vis et que ma vie m’est plus pénible que la mort. Que cette privation soit par amour pour Toi. Que cette amertume que je ressens soit par amour pour Toi. Que la torture que vit mon cœur soit par amour pour Toi. Que la vie que je ne ressens pas, tout en étant vivante soit par amour pourToi.

Mais, pour que tout soit plus acceptable pour Toi, je joins ma souffrance à l’intensité de ton Amour. Et, en joignant mon amour au Tien, je T’offre ton propre amour. »

Pendant que je priais ainsi, Il bougea en moi et Il me dit :

« Comme est douce et délectable à mes oreilles la note de l’Amour ! Dis-la, dis-la une autre fois, répète-la encore. Réjouis mon ouïe de ces notes d’Amour qui sont si harmonieuses qu’elles descendent jusqu’au fond de mon Cœur et rassasient tout mon Être. »

Pourtant, qui pourrait le croire - j’ai honte de le dire, dans ma frustration, je Lui répondis : « Tu es consolé pendant que moi je deviens plus amère. »

Mon Jésus garda le silence comme s’Il n’avait pas aimé ma réponse.

Dès que je fus réveillée, je répétai plusieurs fois mes notes d’amour. Quant à Lui, Il ne se laissa ni voir ni entendre pour le reste de la journée.