J’ai traversé une période très amère à cause de la privation de mon bon Jésus. Au plus, Il se montrait comme une ombre ou un éclair. Par bouts, il n’y avait même plus d’éclairs.

Mon intelligence était troublée par la pensée suivante : « Comme Il m’a cruellement laissée ! Jésus est si bon ! Peut-être que ce n’était pas lui qui venait. Sa bonté ne m’aurait pas fait cela. Qui sait, c’était peut-être le diable ou mon imagination, ou des rêves. »

Mais, au plus profond de moi, mon âme ne voulait pas prêter attention à ces pensées contrariantes et elle voulait rester dans la paix.

Elle s’enfonçait de plus en plus dans la Volonté de Dieu. Elle se cachait en Elle en y tombant dans un profond sommeil. Et il n’était pas question qu’elle sorte de ce sommeil.

Il semblait que le bon Jésus l’enfermait tellement dans sa Volonté qu’Il ne permettait à personne de même trouver la porte pour y frapper et dire que Jésus l’avait quittée. Ainsi, mon âme dormait et demeurait dans la paix.

Ne recevant aucune réponse, mon intelligence se disait : « Suis-je la seule à vouloir s’en faire ? Moi aussi je veux me calmer et faire la Volonté de Dieu. Advienne que pourra pourvu que soit faite sa Sainte Volonté. » Voilà mon état actuel.

Ce matin, alors que je pensais à ce que je viens de dire, mon bon Jésus me dit :

« Ma fille, si cela avait été de l’imagination, des songes ou des démons, ils n’auraient pas eu assez de Puissance pour te faire posséder l’auréole de la paix. Et ce, non seulement pendant une journée, mais pendant au moins vingt-cinq ans.

Personne n’aurait pu te faire exhaler ce souffle de paix suave

  • tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de toi, sauf Celui qui est la paix totale.

Si un souffle de trouble l’atteignait, Il ne serait plus Dieu,

  • sa Majesté s’obscurcirait,
  • sa Grandeur diminuerait,
  • sa Puissance s’affaiblirait. En somme, tout son Être divin en serait secoué.

Celui qui te possède et que tu possèdes veille sur toi sans cesse afin qu’aucun souffle de trouble ne t’atteigne. Souviens-toi qu’à chacune de mes venues, Je t’ai toujours corrigée si un souffle de trouble se trouvait en toi.

Rien ne Me déplaît autant que de ne pas te voir dans une paix parfaite.

Et Je te quittais seulement après que tu aies recouvré ta paix. Ni la fantaisie, ni le rêve, et encore moins le diable, n’ont cette capacité. Encore moins peuvent-ils communiquer cette paix aux autres.

Calme-toi donc et ne sois pas ingrate envers Moi. »