J’étais très agitée et dans la crainte que Jésus béni ne me veuille plus dans cet état. Je ressentais une force intérieure me poussant à en sortir.

Cette force était si grande que je ne pouvais pas la contenir et que je ne cessais de répéter : « Je me sens fatiguée, je n’en peux plus. »

À l’intérieur de moi, j’entendis une voix disant : « Moi aussi, Je me sens fatigué, Je n’en peux plus.

Pour quelques jours, il est nécessaire que tu sois totalement suspendue de ton état de victime pour leur permettre de prendre la décision de faire la guerre. Ensuite, Je te ferai tomber de nouveau dans cet état. Quand ils seront en guerre, nous verrons quoi faire avec toi. »

Je ne savais pas quoi faire. L’obéissance ne voulait pas .

Et, lutter avec elle,

  • c’est comme franchir une montagne
  • remplissant la terre et
  • atteignant le ciel et où il n’y a pas de chemin pour marcher, en somme, une montagne infranchissable.

Je ne sais pas si je dis une sottise. Mais je crois qu’il est plus facile de lutter avec Dieu qu’avec cette terrible vertu de l’obéissance.

Agitée comme j’étais, je me suis trouvée hors de mon corps devant un crucifix.

J’ai dit : « Seigneur, je n’en peux plus. Ma nature me laisse tomber et je n’ai plus la force de continuer dans mon état de victime. Si tu veux que je continue, donne-moi la force. Autrement, je me retire. »

Pendant que je disais cela, une fontaine de sang se mit à jaillir du crucifix. Le sang se dirigeait vers le Ciel et, en retombant sur la terre, il se transformait en feu. Plusieurs vierges disaient :

« Pour la France, l’Italie, l’Autriche et l’Angleterre-

  • elles nommèrent d’autres nations, mais je ne comprenais pas bien leurs noms

  • beaucoup de guerres très graves se préparent, civiles et gouvernementales. »

En entendant cela, je fus épouvantée et revint dans mon corps.

Je ne savais pas quoi décider :

  • suivre la force intérieure qui me poussait à quitter cet état ou
  • la force de l’obéissance qui me poussait à y demeurer.

Toutes les deux étaient puissantes sur mon être si pauvre et si faible.

Jusqu’à présent,

  • il semble que c’est l’obéissance qui prévaut,
  • mais avec difficulté, et je ne sais pas comment ça finira.