Poursuivant dans mon état habituel, je me suis trouvée hors de mon corps et jetée par terre en face du soleil dont les rayons

  • me pénétraient à l’intérieur et à l’extérieur et
  • me laissaient comme dans un état d’enchantement.

Après un long moment, fatiguée de cette position, je me suis traînée par terre parce que je n’avais pas la force de me lever et de marcher. Après m’être beaucoup fatiguée, une vierge est venue qui, me prenant par la main, me conduisit dans une chambre où se trouvait bébé Jésus dormant paisiblement sur un lit.

Tout heureuse de l’avoir trouvé, je me suis placée tout près de Lui, mais sans le réveiller. Après quelque temps, Il se réveilla et se mit à marcher sur le lit. Alors, craignant qu’Il disparaisse, je Lui ai dit : « Cher Trésor, Tu sais que Tu es ma Vie.

De grâce, ne me quitte pas. »

Il me dit : « Établissons combien de fois je dois venir. »

Je dis : « Mon unique Bien, que dis-Tu ? La vie est toujours nécessaire Par conséquent, Tu dois être toujours là, toujours. »

À ce moment, deux prêtres vinrent et l’Enfant se retira dans les bras de l’un d’eux en me donnant l’ordre de parler avec l’autre.

Ce dernier me demanda de lui donner un compte rendu de mes écrits en les révisant un à un. Toute craintive, je lui dis : « Qui sait combien il y a d’erreurs !»

Alors, avec un affable sérieux, il me dit : « Quoi ? Des erreurs contre la loi chrétienne ? »

Je répondis : « Non, des erreurs de grammaire. » Il reprit : « Cela n’est pas important. »

En reprenant confiance, j’ajoutai : « Je crains que tout soit illusion. » Me regardant en face, il me dit : « Crois-tu que j’ai besoin de revoir tes écrits

  • pour savoir si tu es illusionnée ou non ?

En te posant deux questions, je saurai si c’est Dieu ou si c’est le démon qui opère en toi.

Premièrement,

  • crois-tu que tu as mérité toutes les grâces que tu as reçues,
  • ou crois-tu qu’elles ont été un don de Dieu ?» Je répondis : « Tout est par la grâce de Dieu. »

Il poursuivit : « _Deuxièmemen_t, pour toutes les grâces que le Seigneur t’a faites, crois-tu que tu as précédé la grâce ou crois-tu que la grâce t’a précédée ?»

Je répondis :« Certainement que la grâce m’a toujours précédée. »

Il continua : « Ces réponses me montrent que tu n’es pas dans l’illusion. » À ce moment, je réintégrai mon corps.