Ce matin, je me sentais tout opprimée et la mélancolie remplissait mon âme. Il me semble que Jésus béni ne m’avait pas fait beaucoup lutter.
En me voyant ainsi oppressée, Il me dit : « Ma fille, pourquoi cette mélancolie ? Ne sais-tu pas que la mélancolie est pour l’âme
- ce que l’hiver est pour la plante ? L’hiver dépouille la plante de son feuillage et l’empêche de produire des fleurs et des fruits. Et si l’allégresse et la chaleur du printemps ne venaient pas, la pauvre plante resterait stérile et finirait par sécher.
Il en va ainsi pour la mélancolie de l’âme. La mélancolie dépouille l’âme de la fraîcheur divine qui, comme la pluie, fait reverdir toutes les vertus.
La mélancolie rend l’âme incapable de faire le bien. Et, si elle le fait, elle le fait plus par nécessité que par vertu.
La mélancolie empêche l’âme de croître dans la grâce. Et si l’âme n’est pas secouée par une sainte allégresse,
- qui est comme la pluie printanière
- qui relance rapidement la plante dans son développement, elle finit par sécher. »
Pendant qu’il disait cela, j’ai vu à la vitesse de l’éclair
- toute l’Église,
- les guerres que doivent affronter les religieux, et
- les guerres dans la société.
Il semblait y avoir un tumulte général. Il semblait que le Saint-Père disposait de très peu de personnes religieuses pour ramener le bon ordre dans l’Église, chez les prêtres et autres, de même que dans la société.
Pendant que je voyais cela, Jésus béni me dit :
« Penses-tu que le triomphe de l’Église est éloigné ?» Je répondis : « Sûrement ! Qui pourrait mettre de l’ordre au milieu de tant de bouleversements ?»
Jésus reprit : « Au contraire, Je te dis que c’est proche. Ça prendra un conflit, un conflit très fort.
Pour abréger les choses,
- Je permettrai tout en même temps concernant les religieux et les laïques. Au milieu de ce conflit, de ce très grand chaos,
- il y aura un conflit bon et ordonné, mais tellement mortifiant que les hommes s’y trouveront comme perdus.
Je leur donnerai tant de Grâces et de Lumière
- qu’ils reconnaîtront ce qui est mauvais et
- qu’ils embrasseront la Vérité.
Je te ferai aussi souffrir à cette fin.
Si, avec tout cela, ils ne M’écoutent pas, alors Je te prendrai au Ciel. Et les choses arriveront même plus gravement et se prolongeront un peu plus.
Viendra ensuite le triomphe tant désiré. »