La volonté humaine falsifie et profane même les œuvres les plus saintes.
Poursuivant dans mon pauvre état, il me semble que mon Jésus est venu plus d’une fois et que je l’ai vu comme un enfant entouré d’une ombre.
Il m’a dit : « Ma fille, ne ressens-tu pas la fraîcheur de mon Ombre ? Reste en elle et tu te sentiras rafraîchie. »
Il me sembla que nous nous reposions ensemble dans son ombre et que, tout près de Lui, je me sentais totalement revigorée.
Il poursuivit en disant :
« Ma bien-aimée, si tu M’aimes, Je ne veux pas que tu regardes
- ni à l’intérieur de toi,
- ni à l’extérieur de toi, ou que tu te demandes
- si tu as chaud ou si tu as froid,
- si tu fais beaucoup ou peu de choses,
- si tu souffres ou si tu te réjouis.
Tout cela doit être détruit en toi. Et tu dois seulement t’interroger pour savoir
- si tu fais tout ce que tu peux pour Moi et
- si tu fais tout pour Me plaire.
Les autres choses, aussi élevées, sublimes ou valeureuses qu’elles soient, ne peuvent Me plaire ou contenter mon Amour.
Oh ! Combien d’âmes
- falsifient la véritable dévotion et
- profanent les œuvres les plus saintes avec leur volonté propre, en se recherchant toujours elles-mêmes.
Même dans les choses saintes, si on recherche
- sa propre manière,
- son propre goût,
- sa satisfaction personnelle,
- si on se trouve soi-même, on s’éloigne de Dieu et on ne le trouve pas. »