Ce matin, Jésus béni ne venait pas Et moi, me trouvant hors de mon corps, j’allais et venais à la recherche de mon suprême et unique Bien.
Comme je ne Le trouvais pas, mon âme se sentait mourir à chaque instant. Ce qui augmentait mon tourment, c’était que, pendant que je me sentais mourir, je ne mourais pas. Si j’avais pu mourir, j’aurais atteint mon but de me trouver pour toujours dans mon centre qui est Dieu.
Oh ! Séparation, comme tu es amère et douloureuse ! Il n’y a pas de souffrance qui puisse se comparer à toi. Oh ! Divine privation,
- tu consumes et transperces,
- tu es une épée à double tranchant qui coupe d’un côté et brûle de l’autre ! La souffrance que tu donnes est immense, aussi immense que Dieu est immense.
Pendant que je me déplaçais en errant, je me suis trouvée dans le Purgatoire.
Mes douleurs et mes pleurs semblaient augmenter la souffrance de ces pauvres âmes privées de leur Vie qui est Dieu. Parmi elles, il semblait y avoir plusieurs prêtres, dont un qui semblait souffrir plus que les autres.
Il me dit : « Mes graves souffrances proviennent du fait que, dans ma vie, j’ai été très attaché
- aux intérêts de ma famille,
- aux choses terrestres et
- un peu à quelques personnes.
Cela fait beaucoup de tort à un prêtre,
- au point de lui former une cuirasse de fer couverte de boue qui l’enveloppe comme un vêtement.
Seuls le feu du purgatoire et le feu de la privation de Dieu
- comparé au second, le premier disparaît - peuvent détruire cette cuirasse. Oh ! Comme je souffre . Mes souffrances sont indicibles ! Prie, prie pour moi ! »
Quant à moi, je me sentis encore plus tourmentée et je revins dans mon corps.
Plus tard, je vis comme une ombre de Jésus béni.
Il me dit :
« Ma fille, que cherches-tu ?
Pour toi, il n’y a aucun autre soulagement et secours que Moi seul. » Ensuite, Il disparut comme un éclair.
Je me suis dit : « Ah ! Il me dit que Lui seul est tout pour moi et, pourtant, Il a le courage de me laisser sans Lui ! »