Ce matin, quand Il est venu, Jésus béni me transporta hors de mon corps. En me tenant par la main, Il me conduisit sous la voûte des cieux, d’où on pouvait voir les bienheureux.

On entendait leurs chants. Oh ! Comme ils nageaient en Dieu !

On voyait leur vie en Dieu et la Vie de Dieu en eux, ce qui semblait être l’essentiel de leur félicité.

Il me sembla aussi que chaque bienheureux est

  • un nouveau ciel dans cette demeure bénie
  • chaque ciel distinct des autres en conformité avec la manière dont il s’était comporté avec Dieu sur la terre.

Quelqu’un a-t-il cherché à aimer Dieu davantage sur la terre ?

Il l’ aimera davantage dans le Ciel et il recevra de Dieu un amour toujours nouveau et grandissant.

Tel autre a-t-il cherché à glorifier Dieu davantage sur la terre ?

Dieu béni lui donnera une gloire toujours grandissante, une gloire calquée sur la gloire divine.

Et ainsi de suite pour toutes les autres façons de se comporter avec Dieu sur la terre.

On peut donc dire que ce qu’on fait pour Dieu sur la terre,

  • nous le continuerons dans le Ciel,
  • mais avec une plus grande perfection.

Autrement dit, le bien que nous faisons sur la terre n’est pas temporaire, mais

  • il durera éternellement et
  • il resplendira continuellement devant Dieu et autour de nous.

Oh ! Comme nous serons heureux de voir

  • que la gloire que nous donnerons à Dieu, et
  • aussi notre propre gloire, viendront de ce bien minime réalisé d’une façon bien imparfaite sur la terre.

Si tous pouvaient voir cela ! Oh ! Comme ils s’efforceraient davantage

  • d’aimer le Seigneur,
  • de Le louer,
  • de Lui rendre grâce, etc., afin de pouvoir le faire avec une plus grande intensité dans le Ciel.

Mais, qui peut tout dire ? Il me semble que je suis en train de dire beaucoup de sottises sur ce bienheureux séjour. Mon esprit en garde l’idée, mais ma bouche ne trouve pas les mots. Cela dit, je poursuis. Jésus me transporta ensuite sur la terre.

Oh ! Que les malheurs de la terre sont horribles en ces tristes temps ! Pourtant, il semble que ce ne soit rien comparé à ce qui va venir,

  • autant du côté laïque que du côté religieux. Il semble qu’on réduira en lambeaux notre bonne et sainte mère l’Église ainsi que ses enfants.

Ensuite, Jésus me ramena dans mon corps en me disant : « Dis-moi un peu, ma fille, ce que Je suis pour toi ? »

Je répondis : « Tout, tu es tout pour moi, rien n’entre en moi sauf Toi seul ! »

Jésus poursuivit : « Moi, Je suis tout pour toi. Il n’y a rien de toi qui ne sorte de Moi, Je trouve toutes mes délices en toi. Ainsi, par ce que Je suis tout pour toi, tu peux voir ce que tu es pour Moi. »

Cela dit, Jésus disparut.