Un autre jour, alors que je continuais de me sentir souffrante, je vis que mon confesseur priait Notre-Seigneur pour qu’Il me touche là où je souffrais afin que mes souffrances se calment.
Jésus béni me dit : « Ma fille, ton confesseur veut que Je te touche pour alléger tes souffrances. Mais, parmi toutes mes qualités, J’ai aussi la souffrance. Si Je te touche, tes souffrances pourraient bien s’accroître au lieu de diminuer. Car la chose dans laquelle mon Humanité s’est le plus délectée était la souffrance. Je me délecte à la communiquer à ceux que J’aime. »
Il me sembla que Jésus me toucha et que J’éprouvai plus de douleur. Alors, je dis :
« Mon doux Bien, quant à moi, je ne veux rien d’autre que ta très sainte Volonté. Je ne regarde ni si j’ai mal, ni si je me réjouis, mais ta Volonté est tout pour moi. »
Il me dit : « C’est ce que J’attends de toi. Cela Me suffit et Me contente. C’est le culte le plus grand et le plus honorable
- que puisse Me rendre la créature,
- ce qu’elle me doit en tant que son Créateur.
Quand l’âme fait ainsi, on peut dire
- que son esprit vit et pense par mon Esprit,
- que ses yeux regardent au moyen de mes Yeux,
- que sa bouche parle au moyen de ma Bouche,
- que son cœur aime au moyen du Mien,
- que ses mains opèrent par mes Mains,
- que ses pieds marchent par mes Pieds.
Je peux lui dire : “Tu es mon œil, ma bouche, mon cœur, mes mains et mes pieds.”
« De son côté, l’âme peut dire : “Jésus-Christ est mon œil, ma bouche, mon cœur, mes mains et mes pieds.”
En se maintenant dans cette union,
- non seulement par sa volonté,
- mais par tout son être, l’âme, quand elle mourra, n’aura plus rien à purifier.
Car le purgatoire ne touche que ceux
- qui vivent en dehors de Moi,
- complètement ou en partie. »