J’ai passé tout le mois dernier dans beaucoup de souffrances. C’est pourquoi je n’ai pas écrit. Comme je continue de me sentir très faible et souffrante, il monte souvent en moi la crainte

  • que ce n’est pas parce que je ne peux pas écrire,
  • mais parce que je ne veux pas écrire.

Il est vrai que j’éprouve beaucoup de répugnance à écrire, au point que seule l’ obéissance peut me vaincre sur ce point. Pour m’enlever tout doute, j’ai décidé d’écrire, pas tout, mais seulement quelques mots dont je me rappelle, afin de voir si vraiment je peux écrire.

Je me souviens qu’un jour, comme je me sentais malade,

Jésus m’a dit : « Ma fille, qu’est-ce qui arriverait si la musique cessait dans le monde ?» Je lui demandai : « Seigneur, quelle musique pourrait cesser ?»

Il me dit : « Ma bien-aimée, ta musique.

En fait, quand l’âme

  • souffre pour Moi,
  • qu’elle prie, répare, loue et rend continuellement grâce, cela est pour mon ouïe une musique continuelle
  • qui M’ empêche de prêter attention à l’iniquité de la terre et donc de la châtier comme cela serait approprié.

C’est aussi une musique pour les esprits humains,

  • qui se détournent ainsi de faire des choses plus mauvaises. Si Je t’enlevais de cette terre, ma Musique ne cesserait-elle pas ?

Ça ne ferait pas de différence pour Moi-même, parce que ce ne serait que son déplacement de la terre vers le Ciel : au lieu de l’avoir sur la terre, Je l’aurais dans le Ciel. Mais, le monde, comment ferait -il ?»

Je pensai : « Ce sont ses habituels prétextes pour ne pas m’amener avec Lui ! Il y a dans le monde beaucoup de bonnes âmes qui font beaucoup pour Dieu. Moi, au milieu d’elles, est-ce que, peut-être, je n’occupe pas la dernière place ?

Pourtant, Il dit que s’Il m’amène avec Lui, la musique cessera ? Il y en a beaucoup qui lui font de la musique mieux que moi. »

Tandis que je réfléchissais ainsi, Il est venu comme un éclair et Il a ajouté :

« Ma fille, ce que tu dis est vrai. Il y a beaucoup de bonnes âmes qui font beaucoup pour Moi. Cependant, comme il est difficile d’en trouver une qui Me donne tout pour que Je puisse Me donner totalement à elle !

  • Certaines conservent un peu d’amour propre, un peu d’estime de soi,
  • d’autres une affection particulière, ne serait-ce que pour une personne sainte,
  • d’autres conservent une petite vanité,
  • d’autres quelque attachement à la terre ou à leurs intérêts personnels.
  • En somme, chaque âme conserve sa petite chose bien à elle.

Ainsi, ce qui Me vient d’elle n’est pas entièrement divin. Sa musique n’est pas capable de produire ces effets pour mon ouïe et auprès des esprits humains.

Par conséquent, les grandes choses que ces âmes font ne peuvent

  • produire les mêmes effets et
  • Me plaire autant que les petits gestes de l’âme
  • qui ne garde rien pour elle et
  • se donne tout à Moi. »