Après m’être donné beaucoup de peine, Jésus béni se fit voir dans mon intérieur en me disant :

« Veux-tu que nous allions voir si les créatures veulent de Moi ?»

Je répondis : « Bien sûr qu’elles veulent de toi ! Qui oserait ne pas vouloir de toi, puisque tu es l’être le plus aimable ?»

Jésus dit : « Allons, tu verras ce qu’elles feront. »

Nous sommes partis et quand nous sommes arrivés à un endroit où il y avait beaucoup de gens, Jésus sortit sa Tête de mon intérieur.

Il répéta les paroles que Pilate avait dites en présentant Jésus au peuple : « Ecce Homo !» - « Voici l’Homme !».

Je compris que ces paroles posaient la question pour savoir si oui ou non les gens voulaient que le Seigneur règne sur eux comme leur Roi, avec pleine souveraineté sur leur cœur, leur esprit et leurs œuvres.

Ces gens répondirent :

« Enlevez-Le, nous ne voulons pas de Lui. Même, crucifiez-Le, afin que toute mémoire de Lui soit détruite. » Oh ! Combien de fois cette scène s’est répétée !

Alors, le Seigneur répéta à tous : « Ecce Homo ! » Sur ces mots, un murmure se fit entendre.

Quelqu’un dit : « Je ne veux pas de lui comme roi, je veux la richesse. » Un autre dit : « Je veux les plaisirs. » Et un autre : « Les honneurs. » Un autre encore : « La dignité. » Et tellement d’autres choses.

J’écoutais ces voix avec dégoût et le Seigneur me dit : « As-tu entendu comment personne ne veut de Moi ?

Pourtant, cela n’est rien. Tournons-nous du côté des religieux et voyons s’ils veulent de Moi. »

Alors, nous nous sommes trouvés au milieu de

  • prêtres, d’évêques, de religieux et de dévots.

Avec une voix sonore, Jésus répéta : « Ecce Homo ! » Certains dirent :« Nous Le voulons, mais nous voulons aussi notre confort. » D’autres dirent : « Nous Le voulons, mais avec nos intérêts. » D’autres dirent : « Nous Le voulons, mais avec l’estime et les honneurs. Que serait un religieux sans estime ?» D’autres dirent : « Nous Le voulons, mais avec quelques satisfactions avec les créatures. Comment peut-on vivre seul et sans personne pour nous satisfaire ? » Certains arrivaient à vouloir au moins quelque satisfaction dans le sacrement de la confession.

Mais se retrouver seul à seul avec Jésus, presque personne ne le voulait. Il y en avait même quelques-uns qui ne s’occupaient pas du tout de Jésus Christ.

Alors, tout affligé, Jésus me dit : « Ma fille, retirons-nous. As-tu vu comment personne ne veut de Moi ? Au plus, ils me veulent, mais avec quelque chose qui leur plaît. Moi, Je ne me contente pas de cela Parce que le véritable règne, c’est quand on règne seul. »

Pendant qu’Il disait cela, je me suis retrouvée en mon corps.