Me trouvant dans mon état habituel, je me suis retrouvée en compagnie de Jésus béni. Totalement épuisé et essoufflé, Il portait un faisceau de croix et d’épines dans les bras. En le voyant dans cet état, je dis : « Seigneur, pourquoi tant t’essouffler avec ce faisceau dans les bras ?»

Il me répondit : « Ma fille, il s’agit des croix de la désillusion. Je les tiens toujours prêtes pour désillusionner les créatures. »

Pendant qu’Il disait cela, nous nous sommes trouvés au milieu de gens.

Dès que Jésus béni voyait quelqu’un qui s’attachait aux créatures,

Il prenait dans le faisceau la croix de la persécution et la lui donnait.

Alors, en se voyant persécutée et méprisée, cette personne

  • perdait ses illusions et
  • comprenait ce que sont les créatures et que Dieu seul mérite d’être aimé.

Si quelqu’un s’attachait aux richesses, de ce faisceau Jésus prenait la croix de la pauvreté et la lui donnait.

En voyant ses richesses s’envoler en fumée et

  • en se voyant elle-même réduite à la misère, cette personne comprenait
  • qu’ici-bas tout est fumée et
  • que les vraies richesses sont les richesses éternelles. Par suite, son cœur s’attachait à tout ce qui est éternel.

Si un autre s’attachait à l’estime de soi ou au savoir, avec beaucoup de douceur Jésus béni prenait la croix des calomnies et de la confusion et Il la lui donnait.

Confuse ou calomniée, cette personne laissait, si l’on peut dire, tomber son masque et elle comprenait son néant et son être.

Elle ordonnait tout son intérieur

  • en fonction de l’ordre voulu par Dieu et
  • non plus en fonction d’elle-même.

Jésus faisait ainsi avec toutes les autres croix.

Après cela, mon adorable Jésus me dit : « As-tu vu la raison pour laquelle Je tiens ce faisceau de croix dans mes bras ?

Mon amour envers les créatures me contraint à porter ce faisceau

  • tout en gardant mon regard continuellement tourné vers elles.

La croix est

  • la désillusion primordiale et
  • la première qui juge l’œuvre des créatures.

Ainsi, si la créature se soumet,

  • la croix lui permettra d’être épargnée du jugement de Dieu. Lorsque quelqu’un dans cette vie se soumet au jugement de la croix,
  • cela Me donne satisfaction.

Mais si la créature ne se soumet pas, elle se trouvera dans l’ambiance de la seconde désillusion, celle de la mort.

Elle sera jugée par Dieu avec la plus sévère rigueur.

Mais elle sera surtout jugée pour avoir échappé au jugement de la croix qui est complètement un jugement d’Amour. »

Ensuite, Jésus disparut. Je compris que c’est vrai que Jésus aime la croix, bien que, souvent, c’est l’homme lui-même qui incite Jésus à la lui donner.

Si l’homme était ordonné

  • envers Dieu,
  • envers lui-même et
  • envers les créatures, alors, en ne voyant dans l’homme aucun désordre,
  • le Seigneur s’abstiendrait de lui donner des croix et
  • Il lui donnerait la paix.