Étant hors de mon corps, je me suis trouvée dans une très grande obscurité où se tenaient des milliers de personnes que l’obscurité rendait aveugles.
Ces personnes ne comprenaient pas ce qu’elles faisaient. Il me semblait qu’une partie de ces gens était de l’Italie et une partie de la France.
Oh ! Que d’erreurs on apercevait en France ! Et c’était encore pire en Italie ! Il semblait que ces personnes avaient perdu la raison, première qualité chez l’homme, et ce qui le distingue des bêtes. Il semblait que l’homme était devenu pire que les bêtes elles-mêmes.
Tout près de cette obscurité, on voyait une Lumière. J’y suis allée et j’ai trouvé mon aimable Jésus. Il était tellement affligé et indigné contre ces gens
- que je tremblais comme une feuille.
Je lui ai dit uniquement : « Seigneur, apaise-Toi et fais-moi souffrir en déversant sur moi ton indignation. »
Jésus me répondit : « Comment puis-Je me calmer, puisqu’ils veulent M’éloigner d’eux comme s’ils n’étaient pas l’œuvre que J’ai créée ?
Ne vois-tu pas
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comment la France m’a chassé de chez elle en se faisant un honneur de ne plus Me reconnaître ?
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Et comment l’Italie veut suivre la France, avec certaines personnes qui donneraient même leur âme au diable pour atteindre leur but de faire passer la loi du divorce, ce qu’ils ont tant de fois essayé sans succès, et ce dont ils sont restés écrasés et confus.
Plutôt que de M’apaiser et de déverser sur toi mon indignation, Je te suspendrai même de ton état de victime. En effet, avec tout son pouvoir, ma Justice a essayé plusieurs fois de donner le châtiment que l’homme a voulu et qu’il veut toujours Et il est maintenant temps que Je suspende celle qui m’a toujours empêché de le faire, afin que tombe ce châtiment. »
Je répondis : « Seigneur, si Tu voulais me suspendre pour d’autres châtiments, j’accepterais facilement. Parce qu’il est juste que la créature se conforme en tout à ta sainte Volonté.
Mais, accepter d’être suspendue devant ces maux très graves,
- mon âme ne peut pas le digérer. Plutôt, investis-moi de ton Pouvoir et fais-moi aller au milieu de ceux qui veulent cette loi. »
Pendant que je disais cela, je me suis trouvée au milieu d’eux. Ils semblaient investis de forces diaboliques.
Il y en avait surtout un qui paraissait furibond, comme s’il voulait tout ravager. Je leur ai parlé sans arrêt, mais j’ai à peine réussi à leur communiquer quelques lueurs de raison
- en leur faisant reconnaître les erreurs qu’ils commettaient.
Après cela, je suis revenue dans mon corps avec très peu de souffrance.