Lorsque mon bien-aimé Jésus revint,

  • j’éprouvai presque la crainte de ne pas correspondre aux grâces que le Seigneur me fait,
  • à la suite de cette parole qu’ Il m’a dite antérieurement et qui s’était imprimée en moi : « Au moins, sois reconnaissante. »

En me voyant avec cette crainte, Jésus me dit :

« Ma fille, courage, ne crains pas. L’amour suppléera à tout. D’ailleurs, en appliquant vraiment ta volonté à faire ce que Je veux,

  • même si tu manques quelquefois, Je suppléerai. Donc, ne crains pas.

Sache cependant

  • que le véritable Amour est ingénieux et
  • que le vrai génie parvient à tout.

Quand un Amour aimant se trouve dans une âme,

  • un amour qui se désole des souffrances de la personne aimée comme si ces souffrances étaient siennes,
  • un amour qui en vient à prendre sur soi de souffrir ce que devrait souffrir la personne aimée, cet amour-là est le plus héroïque : il est celui qui ressemble le plus à mon Amour.

De fait, il est très difficile de trouver quelqu’un qui soit prêt à livrer sa propre vie. « Si, dans tout ton être, il n’y a rien d’autre que de l’Amour, alors, si tu n’arrives pas à Me plaire d’une façon,

  • tu arriveras à le faire d’une autre.

Je te dis de plus que, si tu es en possession de ces trois amours, il M’arrivera comme il arrive à quelqu’un qui est injurié, offensé et outragé par tous, bien que, parmi tant de gens, il y en ait un qui l’aime, qui a pitié de lui et qui fait réparation pour tous.

Que fait cette personne ? Elle fixe son regard sur la personne aimée et, trouvant en elle la réparation, il oublie tous les outrages et il donne ses faveurs et ses grâces

  • à ceux-là mêmes qui l’outragent. »