Ce matin, mon adorable Jésus ne venait pas.
Alors que mon esprit était occupé à considérer
- le mystère du couronnement d’épines, je me suis souvenue qu’en d’autres occasions,
- pendant que je méditais sur ce mystère, le Seigneur s’était plu à enlever de sa tête la couronne d’épines et à l’enfoncer sur la mienne.
Et je me suis dit intérieurement : « Ah ! Seigneur, je ne suis plus digne de souffrir tes épines ! »
Jésus vint tout à l’improviste et Il me dit :
« Ma fille,
- quand tu souffres de mes propres épines, tu Me soulages.
- pendant que tu en souffres, Je me sens tout à fait libéré de ces souffrances.
D’autre part,
- quand tu t’humilies et que tu te crois indigne de les souffrir,
- tu Me fais réparation pour tous les péchés d’orgueil qui se commettent dans le monde. »
Je lui dis : « Ah ! Seigneur,
- pour toutes les gouttes de sang et les larmes que Tu as versées,
- pour toutes les épines dont Tu as souffert,
- pour toutes les blessures que Tu as reçues, je veux Te donner autant de Gloire que celle
- qu’auraient dû Te donner toutes les créatures si le péché d’orgueil n’avait pas existé.
Je veux aussi Te demander pour toutes les créatures toutes les grâces nécessaires pour la destruction du péché d’orgueil. »
Pendant que je disais cela, j’ai vu que Jésus contenait en lui le monde entier,
- de la même façon qu’une machine contient en elle toutes ses pièces. Toutes les créatures se remuaient en Jésus, et Jésus se déplaçait vers elles.
Il semblait que Jésus recevait la gloire de mon intention et que les créatures revenaient vers Lui pour pouvoir recevoir le bien que j’avais invoqué pour elles.
J’étais stupéfaite. En voyant mon étonnement, Jésus me dit : « Tout cela te semble surprenant, n’est-ce pas ? Ce que tu as fait semble insignifiant mais, pourtant, il n’en est pas ainsi.
Que de bien on pourrait faire si on répétait cette intention, mais on ne le fait pas ! » Cela dit, Il disparut.