Après de longs jours de silence entre Jésus béni et moi, j’éprouvais un vide dans mon intérieur.

Ce matin, quand il est venu, Il m’a dit : « Ma bien-aimée, que veux-tu Me dire, puisque tu désires tant Me parler ?» Toute honteuse, j’ai dit : « Mon doux Jésus, je veux te dire que je désire ardemment T’aimer,

  • Toi et ta sainte Volonté. Si Tu m’accordes cela, Tu me rendras pleinement heureuse et satisfaite. »

Jésus reprit : « Bref, tu Me demandes tout en Me demandant ce qu’il y a de plus grand dans le Ciel et sur la terre. Quant à Moi, c’est dans cette sainte Volonté que Je te désire et que Je veux te conformer davantage à Moi.

Et pour que ma Volonté te soit plus douce et plus savoureuse,

  • place-toi dans son cercle et
  • admire ses diverses qualités en t’enfermant
  • tantôt dans sa Sainteté,
  • tantôt dans sa Bonté,
  • tantôt dans son Humilité,
  • tantôt dans sa Beauté, et
  • tantôt dans le Repos paisible qu’Elle produit.

Et, dans les arrêts que tu feras,

  • tu acquerras toujours plus de connaissances nouvelles et inouïes sur ma sainte Volonté.
  • tu resteras tellement liée et amoureuse de ma Volonté que tu n’en sortiras jamais plus.

Cela t’apportera un très grand avantage.

En étant dans ma Volonté, tu n’auras plus besoin

  • de combattre tes passions et
  • d’être toujours en guerre avec elles.

Hors de ma Volonté,

  • alors que les passions semblent mourir,
  • elles surgissent toujours de nouveau, plus fortes et plus vives qu’auparavant.

De fait, quand on vit dans ma sainte Volonté,

  • les passions meurent doucement, sans combat et sans tapage. Elles perdent vie par elles-mêmes. Car, devant la Sainteté de ma Volonté, les passions n’osent pas se montrer.

Si l’âme éprouve les mouvements de ses passions, c’est signe qu’elle n’a pas établi sa demeure continuelle à l’intérieur de ma Volonté. Parfois, elle fait des escapades dans sa propre volonté., Et ainsi, elle est contrainte à éprouver la puanteur de la nature corrompue.

Au contraire, si elle reste fixée dans ma Volonté,

  • elle est débarrassée de tout et
  • sa seule préoccupation est de M’aimer et d’être aimée par Moi. »

Après cela, en regardant mon Jésus béni, j’ai vu qu’Il portait la couronne d’épines.

Je l’ai retirée doucement et l’ai placée sur ma tête. Jésus me l’a enfoncée et, ensuite, il disparut.

Je me suis retrouvée en mon corps avec un ardent désir de demeurer dans sa très sainte Volonté.