Ce matin, étant hors de mon corps, je me suis retrouvée avec l’Enfant Jésus dans les bras. Pendant que je me délectais à le regarder, et sans que je sache comment,

  • de cet Enfant que je contemplais en est sorti un second et,
  • après un bref moment, un troisième, tous les trois semblables, bien que distincts.

Tout étonnée de voir cela, je dis : « Oh ! Comme on touche ici du doigt le mystère très saint de la très Sainte Trinité : alors que vous êtes un, vous êtes également trois ! »

Il me semblait que tous les trois me parlaient mais, pendant que la parole sortait de chacun, elle ne formait qu’une seule voix.

Cette voix disait : « Notre nature est formée de l’Amour

  • le plus pur, le plus simple et le plus communicatif. C’est dans la nature du véritable Amour de produire, à partir de Lui-même, des images toutes semblables à Lui-même
  • en Puissance,
  • en Bonté,
  • en Beauté et
  • en tout ce qu’Il contient.

Pour manifester la grandeur de notre toute-Puissance, notre Amour apporte sa marque distinctive.

Puisque notre nature est simple,

  • sans aucune matière qui pourrait empêcher notre union parfaite, en se fusionnant dans l’Amour, Elle forme trois personnes. En se fusionnant de nouveau, Elle forme un seul Dieu.

Le véritable Amour a ceci en propre : Il a la capacité

  • de produire des images parfaitement semblables à lui-même, ou encore
  • d’assumer l’image de celui qu’Il aime.

C’est ainsi qu’a fait la seconde Personne de la très Sainte Trinité qui, en rachetant le genre humain,

  • a assumé la nature de l’homme ainsi que sa ressemblance, et
  • lui a communiqué sa Divinité. »

Pendant que les trois voix parlaient en une seule voix, je distinguais très clairement mon bien-aimé Jésus,

  • en reconnaissant en lui l’image de la nature humaine.

Et c’était seulement à cause de Jésus que j’avais la confiance nécessaire pour demeurer en présence de la Trinité.

Autrement, qui aurait osé ? Ah oui !

Il me semblait que l’Humanité assumée par Jésus avait ouvert à la créature une avenue

  • lui permettant de s’élever jusqu’au trône de la Divinité,
  • pour pouvoir ainsi converser avec le Dieu trois fois saint et obtenir de lui des torrents de grâces.

Oh ! Que de moments heureux j’ai goûtés ! Que de choses j’ai comprises !

Pour pouvoir écrire quelques mots là-dessus, j’aurais besoin de le faire

  • quand mon âme se trouve avec mon cher Jésus,
  • quand il me semble qu’elle est dégagée de mon corps.

Mais lorsque je me trouve de nouveau emprisonnée dans mon corps,

  • les ténèbres de ma prison m’éloignent de mon Soleil mystique et
  • la souffrance de ne pas Le voir me rendent incapable de décrire ces choses et me font vivre comme si j’étais mourante.

Mais, je suis contrainte à vivre liée, prisonnière dans ce misérable corps.

« Ah ! Seigneur, aie pitié d’une misérable pécheresse qui vit enfermée et emprisonnée ! Vite, brise les murs de cette prison

  • pour que je puisse m’envoler vers Toi et ne plus jamais revenir sur terre. »