Comme mon très doux Jésus tardait à venir, je me suis presque mise à craindre qu’Il ne vienne plus. Mais, à ma grande surprise et tout à l’improviste, Il est venu plus tard.
Et Il m’a dit : « Ma bienaimée, veux-tu savoir quand on accomplit vraiment une œuvre pour une personne qu’on aime ?
C’est quand, en rencontrant des sacrifices, de l’amertume et des souffrances, l’âme a la force de les changer en douceur et en délices.
Car c’est dans la nature du véritable amour de transformer
- les souffrances en joie et
- l’amertume en douceur.
Si la personne expérimente le contraire, c’est signe que ce n’est pas le véritable amour qui agit.
Oh ! De combien d’œuvres on entend dire : « je la fais pour Dieu » Mais si, dans les contrariétés, on revient en arrière, on démontre
- que ce n’était pas pour Dieu qu’on agissait,
- mais pour son propre intérêt ou pour le plaisir qu’on éprouvait. . »
Ensuite, Il ajouta : « Généralement, on dit que la volonté propre gâte toute chose et infecte les œuvres les plus saintes.
Pourtant, si cette volonté propre est unie à la Volonté de Dieu, il n’y a pas une autre vertu qui puisse la surpasser.
Car, là où se trouve ma Volonté, là se trouve la Vie en train de faire le bien.
Mais là où ne se trouve pas ma Volonté, c’est la mort qui est à l’œuvre. Alors, on agit péniblement comme si on était à l’agonie. »