Je craignais que mon état ne soit plus selon la Volonté de Dieu quand Jésus béni vint. Je lui dis : « Comme je crains que mon état ne soit plus selon ta Volonté, puisque je vois que les deux choses principales qui me tenaient liée à cet état me manquent, c’est-à-dire la souffrance et ta Présence. »

Jésus répondit : « Ma fille, ce n’est pas que Je ne veux plus te garder dans cet état. C’est parce que Je veux châtier le monde

  • que Je ne viens pas et
  • que Je te prive de la souffrance. »

Je lui dis : « À quoi bon, alors, de me tenir dans cet état ?»

Il répondit : « Ton état de victime et ton attente continuelle me désarment déjà. Car, toi, tu ne me vois pas mais, Moi, au contraire, Je te vois très bien. Et Je compte tous tes soupirs, tes souffrances et tes désirs de Me vouloir auprès de toi.

Le fait que tu sois tout absorbée en Moi

  • est un continuel acte de réparation pour beaucoup d’âmes qui ne s’intéressent pas à Moi et qui ne me désirent pas.

Ces âmes me méprisent. Elles sont entièrement absorbées par les choses terrestres, crottées par la saleté de leurs vices.

Étant totalement opposé au leur, ton état met un frein à ma Justice, de sorte que

  • te garder dans cet état et
  • permettre en même temps des guerres sanglantes en Italie m’est presque impossible. »

Je lui dis : « Ah ! Seigneur, pour moi, demeurer dans cet état sans souffrir m’est presque impossible ! Je sens que les forces me manquent. Car la force de demeurer dans cet état me vient de mes souffrances.

Si, à certains jours, tu ne viens pas, alors je cherche à en sortir. Gare à toi !

Je te le dis d’avance afin que, plus tard, cela ne te déplaise pas. »

Jésus répliqua : « Ah ! Oui, oui, tu sortiras de cet état quand Je commencerai les massacres en Italie ! Alors, Je te suspendrai totalement. »

Pendant qu’Il disait cela, Il me fit voir des guerres très féroces qui surviendront,

  • autant parmi les laïques
  • que contre l’Église.

Le sang inondait les villes comme l’eau inonde les terres quand tombe une pluie diluvienne. Mon pauvre cœur se tordait de douleur à la vue de cela. En pensant à ma ville, je dis : « Ah ! Seigneur, en disant que Tu vas me suspendre de tout, veux-Tu me faire comprendre que tu n’auras même pas compassion de ma pauvre Corato ? Que Tu ne l’épargneras même pas ?»

Jésus répondit : « Si les péchés atteignent un certain niveau, de sorte

  • que les habitants de Corato ne méritent pas de garder une âme victime parmi eux et
  • que ceux qui sont responsables de cette âme victime ne s’intéressent pas à elle, Moi Je n’aurai aucun regard pour Corato. »

Cela dit, Il disparut et je suis demeurée tout affligée.