Jésus continue ses visites, presque toujours de la même façon. Ce matin, en venant, Il a déversé en moi son amertume. Et je suis devenue tellement souffrante que j’ai commencé à prier le Seigneur

  • de me donner la force et de me soulager un peu, parce que je ne pouvais plus tenir.

Pendant ce temps, par une Lumière, il m’est venu à l’esprit que je commettais un péché en demandant cela.

Que dira Jésus béni ? Alors qu’à d’autres occasions, je l’ai tellement supplié de déverser en moi son amertume, cette fois-ci, sans se faire prier, Il l’a déversée. Et moi, à présent, j’étais en train de chercher un soulagement !

Il me semble que je deviens de plus en plus mauvaise. Ma méchanceté atteint un point tel que, même devant Jésus, je ne m’abstiens pas

  • de tomber dans des défauts et
  • de commettre des péchés.

Je ne savais pas quoi faire pour réparer. Je décidai dans mon intérieur que, pour cette fois-ci, j’allais renoncer à la venue de Notre-Seigneur dans le but

  • de faire un plus grand sacrifice,
  • de m’infliger une pénitence, et afin que,
  • lorsqu’une autre occasion se présentera, ma nature n’ose plus chercher un soulagement.

Je décidai que, s’il venait, je lui dirais : « Ne viens pas mon Amour, aie pitié de moi et relève-moi. » C’est ce que j’ai fait, et j’ai passé plusieurs heures sans Jésus et dans d’intenses souffrances. Combien cela me coûtait et m’était amer !

Cependant, en ayant compassion de moi et sans que je le cherche, Jésus vint. Immédiatement, je lui ai dit : « Sois patient, ne viens pas, je ne veux pas de soulagement. »

Jésus me répondit : « Ma fille, Je suis content de ton sacrifice. Mais tu as besoin de repos, autrement tu vas perdre connaissance. » Je lui dis : « Non, Seigneur, je ne veux pas de soulagement. »

Mais, en s’approchant de ma bouche et presque de force, Jésus déversa de sa bouche dans la mienne quelques gouttes d’un lait doux qui allégea ma souffrance.

Qui pourrait décrire la confusion et la honte que j’éprouvai devant Lui ? Je m’attendais de plus à un reproche mais, comme s’il ne s’était pas aperçu de mon manquement, Il se montra plus affable et plus doux.

En le voyant ainsi, je lui dis : « Mon adorable Jésus, maintenant que Tu as déversé en moi ton amertume et que j’ai souffert, Tu épargneras le monde, n’est-ce pas ?»

Il me répondit : « Ma fille, crois-tu que J’ai tout déversé en toi ? D’ailleurs, comment pourrais-tu affronter

  • tout ce que Je déverserai de châtiments sur le monde ?

N’as-tu pas vu que tu ne pouvais pas résister au peu d’amertume que J’ai déversée en toi ? Et si Je n’étais pas venu pour t’aider, tu serais morte. Qu’adviendrait-il si Je déversais tout en toi ? Ma chère, Je t’ai donné ma Parole, Je te contenterai en partie. »

Après cela, Il me transporta sans mon corps au milieu du monde. Je continuai à voir dans la société beaucoup de malheurs, surtout des complots

  • pour faire la révolution contre l’Église,
  • pour tuer le Saint-Père et les prêtres.

En voyant ces choses, je sentais mon âme se déchirer et je pensai : « Que jamais cela n’arrive ! S’ils arrivaient à mettre en œuvre ces complots, qu’adviendrait-il ? Combien de malheurs en résulteraient !» Totalement affligée, je regardai Jésus.

Il me dit : « Que dis-tu de cette émeute qui s’est passée ici ?» Je répondis : « Quelle émeute ? Il n’est rien arrivé dans ma ville. »

Jésus reprit : « Ne te souviens-tu pas de l’émeute d’Andria ?» Je répondis : « Oui, Seigneur. »

Il poursuivit : « Eh bien, cette émeute semble une affaire de rien, mais il n’en est pas ainsi. Cette émeute a été tout un événement. Elle a été un tison, une force pour encourager d’autres villes à se soulever et à répandre le sang en outrageant les personnes consacrées et mes temples.

Et parce que chacun veut démontrer combien il est plus brave que les autres pour instiguer à faire le mal, ils se feront compétition pour voir qui pourra causer le plus de dommages. »

Je repris : « Ah ! Seigneur, donne la paix à ton Église et ne permets pas autant de troubles ! » Je voulais Lui parler davantage. Mais Il disparut en me laissant totalement affligée et inquiète.