Ce matin, je me sentais plus affligée que jamais à cause de la privation de mon plus grand Bien.
Il se montra et Il me dit : « Comme un vent violent attaque les gens et pénètre dans leur intérieur
- de manière à secouer la personne entière, ainsi mon Amour et ma Grâce attaquent et pénètrent
- le cœur, l’esprit et les parties les plus intimes de l’homme. Cependant, l’homme ingrat
- rejette ma grâce et M’offense, et
- me cause une peine amère.
J’étais très confuse à propos de quelque chose. Je me sentais broyée en moi-même, quoique je n’osais dire un mot. Je pensais : « Comment se fait-il qu’Il ne vient pas ? Et quand Il vient, que je ne Le vois pas clairement ? Il semble que j’ai perdu sa clarté. Je me demande si je verrai son beau Visage comme avant. »
Pendant que je réfléchissais ainsi, mon doux Jésus me dit : « Ma fille, pourquoi as-tu peur ? Puisqu’à travers l’union de nos volontés ta destinée est au Ciel ?»
Et, voulant m’encourager et sympathiser avec mon chagrin, Il ajouta : « Tu es ma nouvelle Œuvre. Ne te chagrine pas à l’extrême si tu ne Me vois pas clairement. Je te l’ai dit l’autre jour : Je ne viens pas ici comme à l’accoutumée, parce que Je veux punir les gens. Si tu me voyais clairement, tu comprendrais clairement ce que Je fais. Et puisque ton cœur est greffé sur le mien, il souffrirait comme le Mien. Pour t’épargner ces souffrances, je ne Me montre pas clairement. »
Je répliquai : « Qui pourrait dire les tourments dans lesquels tu laisses mon pauvre cœur ! Ô Seigneur, donne-moi la force d’endurer la souffrance. »