Ce matin, mon adorable Jésus n’est pas venu. Cependant, après que je l’eus attendu un long moment, Il vint. En me caressant, Il me dit : « Ma fille, sais-tu quel but Je poursuis en ce qui te concerne ?»

Après une pause,Il poursuivit : « En ce qui te concerne, mon but n’est pas

  • d’accomplir en toi des choses éclatantes ou
  • d’accomplir par toi des choses qui mettraient en relief mon travail.

Mon but est

  • de t’absorber dans ma Volonté et
  • de faire que nous ne fassions qu’un,
  • de faire que tu sois un parfait modèle de conformité de la volonté humaine avec la Volonté divine. Ceci est l’état le plus sublime pour un humain, le plus grand prodige. C’est le miracle des miracles que Je projette d’accomplir en toi.

« Ma fille, pour que nos volontés deviennent parfaitement une,

  • ton âme doit être spiritualisée. Elle doit m’imiter. Pendant que Je remplis l’âme en l’absorbant en Moi,
  • Je Me fais pur Esprit et
  • Je fais en sorte que personne ne puisse Me voir.

Cela correspond au fait

  • qu’il n’y a en Moi aucune matière,
  • mais que tout en Moi est très pur Esprit.

Si, dans mon Humanité, Je me suis revêtu de matière, c’était seulement

  • pour, qu’en tout, Je ressemble à un homme et
  • pour que Je sois pour l’homme un modèle parfait de spiritualisation de la matière.

L’âme doit

  • tout spiritualiser en elle et
  • en venir à être comme un pur esprit, comme si la matière n’existait plus en elle.

Ainsi, nos volontés peuvent parfaitement ne faire qu’un. Si, de deux objets, on veut n’en former qu’un, il est nécessaire que l’un renonce à sa propre forme pour épouser celle de l’autre. Autrement, ils ne parviendront jamais à ne former qu’une seule entité.

Oh ! Quelle serait ta bonne fortune si,

  • en te détruisant toi-même pour devenir invisible, tu devenais capable de recevoir parfaitement la Forme divine !

En étant ainsi absorbée en Moi, et Moi en toi,

  • formant tous deux un seul être, tu finirais par posséder la divine Fontaine.

Comme ma Volonté contient tout bien,

  • tu finirais par posséder tout bien, tout don, toute grâce,
  • tu n’aurais pas à chercher ces choses ailleurs qu’en toi-même.

Puisque les vertus n’ont pas de frontière, la créature immergée dans ma Volonté peut aller aussi loin qu’une créature puisse aller. Parce que ma Volonté cause l’acquisition des vertus

  • les plus héroïques et les plus sublimes qu’aucune créature ne peut surpasser.

La hauteur de la perfection que l’âme dissoute dans ma Volonté peut atteindre est si grande qu’elle finit par agir comme Dieu. Et ceci est normal parce qu’alors l’âme

  • ne vit plus dans sa propre volonté,
  • mais elle vit dans Celle de Dieu. Tout étonnement doit alors cesser.

Puisqu’en vivant dans ma Volonté, l’âme possède

  • la Puissance, la Sagesse et la Sainteté,
  • ainsi que toutes les autres vertus que Dieu Lui-même possède.

Ce que Je te dis présentement suffit

  • pour que tu tombes en amour avec ma Volonté et
  • que, moyennant ma grâce, tu coopères autant que tu le peux pour parvenir à tant de biens.

L’âme qui en vient à vivre uniquement dans ma Volonté est la reine de toutes les reines. Son trône est si haut qu’il atteint le Trône même de l’Éternel. Elle entre dans les secrets de la très auguste Trinité.

Elle participe à l’Amour réciproque du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Oh ! Combien

  • les anges et tous les saints l’honorent,
  • les hommes l’admirent et
  • les démons la craignent, voyant en elle l’Essence divine ! »

Ô Seigneur, quand me feras-Tu Toi-même parvenir à cet état, vu que je suis incapable de faire quoi que ce soit par moi-même !»

Qui pourrait dire toute la Lumière intellectuelle que le Seigneur infusa alors en moi

  • sur l’unité de la volonté humaine avec la Volonté divine ! La profondeur des concepts est telle
  • que ma langue n’a pas les mots pour les exprimer.

J’ai péniblement été capable de dire ce petit peu. Encore que mes paroles sont des non-sens comparées à ce que le Seigneur me fit comprendre très clairement par sa Divine Lumière.