Après que j’eus reçu la sainte communion, mon doux Jésus, plein de bonté, se montra à moi. Il me sembla que le confesseur voulait que je subisse la crucifixion, mais ma nature sentait de la répugnance à s’assujettir à cela.
Mon doux Jésus, pour m’encourager, me dit :
« Ma fille,
- l’Eucharistie est un gage de gloire future,
- la croix est la monnaie avec laquelle acheter cette gloire.
L’Eucharistie est le baume qui prévient la corruption. Elle est comme ces herbes aromatiques qui, lorsque les cadavres en sont oints, ils sont préservés de la corruption. Elle donne l’immortalité à l’âme et au corps.
La croix, de son côté, embellit l’âme. Elle est si puissante que, s’il y a eu contraction de dettes, elle est une garantie pour l’âme. Elle acquitte chaque dette . Après qu’elle a satisfait pour toutes, elle crée pour l’âme un trône magnifique en vue de la gloire future.
La croix et l’Eucharistie sont pour ainsi dire complémentaires. »
Puis Il ajouta : « La croix est mon lit fleuri :
- non pas parce que J’ai souffert ses douleurs terribles
- mais parce que, par elle, J’ai ouvert un nombre incommensurable d’âmes à la grâce.
J’ai vu par elle s’élever tant de belles fleurs
- qui ont produit tant de délicieux fruits célestes.
Ainsi, quand J’ai vu tant de bien, J’ai regardé ce lit de souffrances comme un délice. Je me réjouissais dans la croix et les souffrances.
Toi aussi, ma fille, accepte les souffrances comme tes délices Prends plaisir à être crucifiée sur ma Croix. Non, non ! Je ne veux pas que tu craignes la souffrance comme si tu étais une personne paresseuse.
Courage ! Travaille comme une personne courageuse., Et prépare-toi à souffrir. »
Pendant qu’Il parlait, j’ai vu que mon bon ange gardien était prêt à me crucifier. De moi-même j’ai étendu les bras et l’ange me crucifia. Le bon Jésus se réjouissait de ma souffrance.
J’étais bien contente, qu’une âme aussi misérable que moi, je puisse donner de la joie à Jésus. Il me semblait que c’était un grand honneur pour moi de souffrir par amour pour Lui.