Ce matin, après que j’eus reçu la sainte communion, il me sembla que le confesseur voulait que je souffre la crucifixion.

Au même instant, j’ai vu mon ange gardien m’étendre sur la croix pour me faire souffrir. Par la suite, j’ai vu mon doux Jésus en grande sympathie avec moi.

Il me dit :

« Ta souffrance est mon réconfort. » Et il manifesta une joie indicible pour ma souffrance. Le confesseur qui, par le moyen de l’obéissance, m’avait donné de souffrir, Lui avait procuré ce réconfort.

Jésus ajouta :

« Le sacrement de l’Eucharistie est le fruit de la Croix, Pour cette raison Je me sens plus désireux

  • de t’accorder de souffrir quand tu as reçu mon Corps,

Car, quand Je te vois souffrir, il me semble que ma Passion continue en toi,

  • pas mystiquement mais réellement, pour le bénéfice des âmes.

Et cela est pour Moi un grand soulagement. Parce que Je recueille alors les vrais fruits de ma Croix et de l’Eucharistie. »

Ensuite Il dit : « Jusqu’à maintenant, c’est par l’obéissance que tu as souffert. Veux-tu que Je m’amuse un peu en renouvelant en toi la crucifixion par mes propres Mains ?»

Je ressentais encore beaucoup de souffrance,

  • vu que les douleurs de la croix étaient encore toutes fraîches en moi. Mais je Lui dis : « Va de l’avant, Seigneur, je suis entre tes Mains. Fais de moi ce que Tu voudras. »

Alors Jésus, très heureux, commença à enfoncer les clous dans mes mains et mes pieds. J’ai senti une telle intensité de douleur que je ne sais pas comment je suis restée en vie. Cependant, j’étais heureuse parce que je rendais Jésus heureux.

Après qu’Il eut fixé les clous, venant près de moi, Il dit : « Comme tu es belle !

Et combien ta beauté grandit à travers tes souffrances ! Oh ! Comme tu M’es chère ! Mes Yeux sont posés sur toi parce qu’ils trouvent en toi mon Image. »

Il a dit bien d’autres choses qu’Il m’apparaît inutile de rapporter ici. Premièrement, parce que je suis mauvaise et, deuxièmement, parce que je ne saisis pas de quelle manière Jésus me parle,

  • ce qui amène en moi de la confusion et de l’embarras.

J’espère que le Seigneur me rendra bonne et belle. Ainsi, avec la diminution de ma gêne, je serai capable de tout écrire. Mais, pour le moment, je m’arrête ici.