Alors que j’étais toute abandonnée à l’aimable Volonté de Notre-Seigneur, je me suis vue complètement entourée par mon doux Jésus,
- intérieurement et extérieurement.
Je me suis vue comme transparente Partout où je regardais, je voyais mon plus grand Bien.
Mais, ô merveille,
- pendant que je me voyais entourée en dedans et en dehors par Jésus,
- moi-même, avec ma propre volonté, j’entourais Jésus de la même manière, de telle façon qu’Il n’avait pas d’ouverture par où s’échapper Parce que, unie à la Sienne, ma volonté Le tenait enchaîné.
Ô admirable secret de la Volonté de mon Seigneur, indescriptible est le bonheur qui vient de Toi !
Comme je me trouvais dans cet état, Jésus béni me dit : « Ma fille, dans l’âme qui est toute transformée en ma Volonté, Je trouve un doux repos.
Cette âme devient pour Moi comme ces lits moelleux
- qui ne perturbent en aucune manière ceux qui s’y reposent. Même si les personnes qui s’en servent
- sont fatiguées, courbaturées et arides, la douceur et le plaisir qu’elles y trouvent sont tels
- qu’en s’éveillant, elles se trouvent fortes et en santé.
Telle est pour moi l’âme conforme à ma Volonté. Et comme récompense,
- Je me laisse Moi-même lier par sa volonté et
- J’y fais briller mon Soleil divin comme en son plein midi. »
Ayant dit cela, Il disparut. Plus tard, après que j’eus reçu la sainte communion, Il revint et Il me transporta hors de mon corps.
Je vis beaucoup de gens. Il me dit : « Dis-leur qu’ils font un grand mal en murmurant l’un contre l’autre. Ils attirent mon indignation. Et cela est juste car,
- alors qu’ils sont tous sujets aux mêmes misères et faiblesses,
- ils ne font que s’intenter des procès l’un contre l’autre.
Si, au contraire, avec charité
- ils se jugent l’un l’autre avec compassion,
- alors Je me sens attiré à user de miséricorde avec eux. »
J’ai répété ces choses à ces gens, puis nous nous sommes retirés.