Ce matin, après que j’eus reçu la sainte communion, mon doux Jésus se montra à moi crucifié.
Intérieurement, je me suis sentie attirée à me regarder en Lui afin de pouvoir Lui ressembler. Et Lui-même se regarda en moi pour m’entraîner à Lui ressembler.
Comme je faisais cela, j’ai senti que les douleurs de mon Seigneur crucifié s’infusaient en moi.
Plein de bonté, Il me dit : « Je veux que ta nourriture soit la souffrance,
- mais pas la souffrance pour elle-même,
- mais la souffrance comme fruit de ma Volonté.
Le baiser qui liera notre amitié sera l’union de nos volontés. Le lien indissoluble qui nous liera dans un enlacement continuel sera une souffrance continuelle partagée. »
Pendant qu’Il disait cela, Jésus béni devint décloué. Il prit sa Croix et l’étendit à l’intérieur de mon corps.
J’en devins si étirée que j’ai senti mes os se disloquer. De plus, une main (je ne sais pas de qui elle était) perça mes mains et mes pieds . Et Jésus, qui était assis sur la Croix étendue en moi, prit grand plaisir
- à me voir souffrir et
- à voir la personne qui perça mes mains et mes pieds.
Puis Il dit : « Maintenant Je peux me reposer en tranquillité. Je n’ai même pas à Me donner la peine de te crucifier. Car l’obéissance fera tout cela par elle-même. Je te laisse libre dans les mains de dame obéissance. »
Quittant la Croix, Il se plaça sur mon cœur pour se reposer. Qui pourrait dire combien j’ai souffert dans cette position !
Après une longue période et alors que, contrairement aux autres fois, Jésus ne se pressait pas pour me délivrer et me faire revenir à mon état naturel, je n’ai plus vu cette main qui m’avait crucifiée. Je l’ai dit à Jésus.
Il me répondit : « Qui t’a mise sur la croix ? Était-ce Moi ? C’était l’obéissance, et l’obéissance doit te libérer !» ll semblait qu’il voulait blaguer cette fois. Et Il me libéra Lui-même.