Après avoir vécu plusieurs jours dans la privation de Jésus (au plus, Il est venu quelques fois comme une ombre, puis Il fuyait), je ressentais une telle peine que j’ai fondu en larmes.

Compatissant à ma peine, Jésus béni vint, me regarda attentivement et Il me dit :

« Ma fille, n’aie pas peur, car Je ne te laisserai pas. Quand tu es privée de ma Présence, Je ne veux pas que tu perdes cœur.

Plutôt, à partir d’aujourd’hui, quand tu seras privée de Moi,

Je veux que tu prennes ma Volonté et que tu te réjouisses en Elle,

  • M’aimant et Me glorifiant en Elle, en La considérant comme si Elle était ma Personne même. En faisant ainsi, tu m’auras dans tes mains mêmes.

Qu’est-ce qui forme la béatitude du Paradis ?

  • Certainement ma Divinité.

Et de quoi sera formée la béatitude de mes bien- aimés sur la terre ?

  • Certainement de ma Volonté. Elle ne vous fuira jamais. Vous l’aurez toujours en votre possession.

Si tu restes dans ma Volonté,

  • là tu expérimenteras des joies ineffables et des plaisirs très purs.

En ne quittant pas ma Volonté, l’âme se rend noble. Elle devient riche Et tous ses travaux réfléchissent le Soleil divin,

  • comme la surface de la terre réfléchit les rayons du soleil.

L’âme qui fait ma Volonté est ma noble reine. Elle prend sa nourriture et son breuvage uniquement dans ma Volonté. À cause de cela, il coule dans ses veines un sang très pur. Sa respiration exhale un arôme qui me rafraîchit totalement Car il provient de ma propre Respiration.

Ainsi, Je ne veux rien de toi,

  • si ce n’est que tu formes ta béatitude à l’intérieur de ma Volonté, sans en sortir, même un bref instant. »

Pendant qu’Il disait cela, je demeurais tout alarmée et apeurée à cause des Paroles de Jésus soutenant

  • qu’Il ne viendrait pas et
  • que je devais me calmer dans sa Volonté.

Ô Dieu, quelle peine, quelle angoisse mortelle ! Mais, avec douceur, Jésus ajouta : « Comment puis-Je te laisser alors que tu es une âme victime ? Je cesserai de venir quand tu cesseras d’être une âme victime. Mais tant que tu seras victime, Je me sentirai toujours attiré à venir à toi. »

Ainsi j’ai retrouvé mon calme.

Je me suis sentie comme entourée par l’adorable Volonté de Dieu,

  • de telle manière que je ne trouvais aucune ouverture pour m’échapper. J’espère qu’Il me gardera toujours ainsi emprisonnée dans sa Volonté.