Ce matin, mon adorable Jésus est venu et reparti sans m’avoir parlé. Après, j’ai senti que je quittais mon corps.
Le dos tourné, il m’a dit : « En beaucoup, il n’y a plus de droiture.
Ils disent : “Aussi longtemps que les choses continueront de cette manière, nous n’aurons pas de succès dans nos projets.
Feignons donc la vertu, prétendons être droits, feignons être de vrais amis. Ainsi, il sera plus facile de tisser notre filet et de les abuser.
Quand nous arriverons à eux pour leur faire du mal et les dévorer, eux,
- croyant que nous sommes des amis, tomberont spontanément dans nos mains.”
Voilà à quel niveau de sournoiserie l’homme peut atteindre. »
Par la suite, désirant de moi une réparation spéciale, Jésus béni sembla m’enlever la vie en me présentant à la Justice divine.
De par sa manière de faire, j’ai pensé qu’Il me ferait quitter cette vie. C’est pourquoi je Lui ai dit : « Seigneur, je ne veux pas entrer au Ciel sans tes marques de distinction. Crucifie-moi d’abord et, ensuite, amène-moi. »
Il transperça mes mains et mes pieds avec des clous. Et pendant qu’Il le faisait, à mon plus grand regret,
- ll disparut et je me suis retrouvée dans mon corps. Je me suis dit intérieurement : « Me voilà encore ici ! Ah ! Combien de fois m’as-Tu fait cela, mon cher Jésus.
Tu as un art spécial pour me faire ce coup : Tu me laisses croire que je vais mourir,
- ce qui m’amène à me rire du monde et des douleurs
- en me disant que la séparation d’avec Toi est terminée.
Puis, quand j’ai commencé à me réjouir,
- je me retrouve encore enfermée dans la prison de ce corps fragile.
Par suite, oubliant mes réjouissances, je reviens
- à mes pleurs, à mes lamentations et
- aux souffrances de ma séparation de Toi.
Ah ! Seigneur, reviens vite, car je suis profondément consternée. »