Mon délicieux Jésus vint, plein d’affabilité. Il était comme un ami intime qui fait beaucoup de compliments à son ami et lui témoigne son amour. Les premiers mots qu’Il me dit furent :

« Ma bien-aimée, si tu savais seulement combien Je t’aime ! Je me sens puissamment attiré à t’aimer.

Mes simples délais à venir

  • Me demandent beaucoup d’efforts et
  • sont de nouvelles raisons qui me font venir te remplir de grâces nouvelles et de charismes célestes.

Si tu pouvais comprendre combien Je t’aime, ton propre amour te paraîtrait comme imperceptible comparativement au Mien. »

Je lui dis : « Mon doux Jésus, ce que Tu dis est vrai Mais moi aussi je T’aime beaucoup.

Et si Tu dis que mon amour comparé au tien est à peine perceptible, c’est parce que ta Puissance est sans limite et la mienne très limitée.

Je ne peux faire que ce qui m’est donné par Toi. Ceci est tellement vrai que

  • lorsque me vient le désir de souffrir davantage pour mieux Te témoigner le grand amour que j’ai pour toi,
  • si Tu ne me concèdes pas de souffrir, cela n’est pas en mon pouvoir et je suis contrainte à me résigner à être inutile, comme je l’ai toujours été par moi-même.

La souffrance est en ton Pouvoir. Quelle que soit la manière que Tu veuilles utiliser pour me manifester ton Amour, Tu peux le faire quand Tu le veux.

Mon Bien-aimé, donne-moi le même pouvoir que Toi . Et je Te montrerai ce que je sais faire pour Te manifester mon amour. Dans la mesure où Tu me donnes ton Amour,

  • dans la même mesure je Te donnerai le mien. »

Il écoutait avec grand plaisir mes paroles insensées Et, presque pour me mettre à l’épreuve, Il me transporta hors de mon corps

  • à l’entrée d’un endroit profond, noir et plein de feu liquide (la simple vue de cet endroit me causait horreur et frayeur).

Il me dit :

« Voici le purgatoire où sont rassemblées de nombreuses âmes. Tu iras dans cet endroit pour souffrir et libérer ces âmes qui Me plaisent. Tu le feras par amour pour Moi. »

Un peu en tremblant, je Lui dis : « Pour ton Amour, je suis prête à tout. Mais Tu dois venir avec moi parce que, si Tu me laisses, je ne serai pas capable de Te trouver et Tu me feras beaucoup pleurer. »

Il répondit : « Si Je vais avec toi, que sera ton purgatoire ? Avec ma Présence, tes douleurs seront changées en joies et en contentements. »

Je Lui dis : « Je ne veux pas y aller seule. Nous irons dans ce feu ensemble. Tu seras dernière moi ; ainsi je ne Te verrai pas et j’accepterai cette souffrance. »

J’allai donc dans ce lieu rempli de denses ténèbres. Il se mit derrière moi.

Effrayée qu’Il puisse me laisser,

  • je pris ses Mains et je les tenais pressées dans mon dos.

Qui pourrait décrire les douleurs que ces âmes souffrent ?

Elles sont certainement inexplicables à des personnes vêtues de chair humaine. Par ma présence dans ce feu, ces douleurs furent amoindries et les ténèbres furent dissipées. Beaucoup d’âmes sortirent, et les autres furent soulagées.

Après avoir été là pendant environ un quart d’heure, nous quittâmes.

Cependant, Jésus gémissait beaucoup. Je lui dis : « Dis-moi, mon Bien, pourquoi gémis-Tu ? Ma chère Vie, j’en suis peut-être la cause. C’est peut-être parce que je ne voulais pas aller dans cet endroit de douleurs ? Dis-moi, dis-moi, as-Tu beaucoup souffert en voyant souffrir ces âmes ? Que ressens-Tu ? »

Il me répondit : « Ma bien-aimée, Je me sens tout rempli d’amertume, si bien que Je ne peux plus les contenir. Je suis près de les verser sur la terre. »

Je lui dis : « Non, non, mon doux Amour, Tu les verseras sur moi, ne veux-Tu pas ?»

Je me suis donc approchée près de sa Bouche et Il versa dans la mienne une liqueur très amère et en telle abondance que je ne pouvais la contenir.

Je Le priai pour qu’Il me donne la force de la garder. Autrement, j’aurais fait ce que je ne voulais pas qu’Il fasse, c’est à-dire que je l’aurais versée sur la terre et j’aurais beaucoup regretté d’avoir fait cela.

Il semble qu’Il me donna la Force, même si les souffrances étaient si grandes que je me sentais faiblir. Me prenant dans ses Bras, Jésus me soutint et Il me dit : « Avec toi, on doit nécessairement se soumettre. Tu deviens si importune que Je me sens obligé de te contenter. »