Ce matin, mon cher Jésus n’est pas venu. Après beaucoup de difficultés, je l’ai à peine entrevu.
Pour me plaindre de son retard, je Lui ai dit : « Seigneur béni, pourquoi as-Tu tant tardé ? Peut-être as-Tu oublié que je ne peux être sans Toi ? Aurais-je perdu ta grâce, pour que Tu ne viennes plus ?»
Interrompant mon discours plaintif, Il me dit : « Ma fille, sais-tu ce que fait ma grâce ?
Ma grâce rend heureux
- les âmes qui ont la vision béatifique
- de même que les voyageurs sur la terre, avec cette différence :
- les âmes qui ont la vision béatifique jouissent et se réjouissent elles-mêmes et
- les voyageurs sur la terre travaillent à ma promotion.
Celui qui possède la grâce porte en lui le Paradis.
Car posséder la grâce n’est rien d’autre que de Me posséder.
Et puisque Moi seul suis l’objet enchanteur
- qui enchante tout le Paradis et
- qui forme tout le bonheur des bienheureux en possédant la grâce,
- l’âme possède son Paradis où qu’elle soit. »