Pendant que j’étais très souffrante, mon aimable Jésus vint. Il mit son Bras derrière mon cou comme pour me soutenir. Étant tout près de Lui, j’ai voulu adorer ses saints Membres, en commençant par sa très sainte Tête.
À ce moment, Il me dit : « Ma bien-aimée, Jai soif. Laisse-Moi étancher ma soif dans ton amour, car Je ne peux plus Me retenir. »
Alors, prenant l’aspect d’un enfant, Il se plaça dans mes bras et Il commença à se nourrir. Et Il sembla même prendre un très grand plaisir à cela. Il en fut complètement rafraîchi et désaltéré.
Ensuite, voulant presque jouer avec moi, Il traversa mon cœur de part en part avec une lance qu’Il tenait dans sa Main. J’en ai ressenti une douleur très grande, mais j’étais très contente de souffrir, spécialement parce que c’était par les Mains de mon seul et unique Bien !
Je l’ai invité à me faire souffrir par de plus grandes déchirures encore. Car, de là, provenait le plaisir et la douceur que je goûtais.
Pour me rendre plus heureuse, Jésus déchira mon cœur, le prit dans ses Mains. Avec la même lance,
- Il le coupa au milieu et
- Il y trouva une croix très blanche et resplendissante.
La prenant dans ses Mains, Il se réjouit grandement et Il me dit :
« L’amour et la pureté avec lesquels tu as souffert ont produit cette croix. Je Me réjouis beaucoup de la manière dont tu souffres. Non seulement moi, mais aussi le Père et le Saint-Esprit. »
En un instant, j’ai vu les trois Personnes divines qui, m’entourant, se réjouissaient en regardant cette croix.
Mais je me suis plainte en disant : « Grand Dieu, ma souffrance est trop petite. Je ne suis pas contente avec seulement la croix, je veux aussi les épines et les clous.
Si je ne les mérite pas parce que je suis indigne et pécheresse, vous pouvez certainement me donner les dispositions pour que je les mérite. »
M’envoyant un rayon de lumière intellectuelle, Jésus me fit comprendre qu’Il voulait que je confesse mes péchés. Je me suis sentie presque anéantie devant les trois Personnes divines. Mais l’Humanité de Notre-Seigneur infusa en moi la confiance.
Me tournant vers Lui, j’ai dit le confiteor . Puis j’ai commencé à confesser de mes péchés.
Comme je me trouvais toute plongée dans mes misères, une voix vint du milieu d’eux et me dit : « Nous te pardonnons. Ne pèche plus. »
J’ai cru que j’allais recevoir l’absolution de Notre-Seigneur . Mais, le moment venu, Il disparut. Un peu plus tard, Il revint sous la forme du Crucifié et Il partagea avec moi les douleurs de la Croix.