Jésus vint comme à l’accoutumée, mais sous un aspect tout nouveau.

On aurait dit qu’un tronc d’arbre, comportant trois racines,

  • sortait de son Cœur blessé et
  • se penchait pour pénétrer dans le mien, duquel ressortait de nombreuses branches chargées
  • de fleurs, de fruits, de perles
  • et de pierres précieuses qui brillaient comme les plus resplendissantes étoiles.

À l’ombre de cet arbre, mon aimable Jésus s’amusait follement. D’autant plus que plusieurs perles tombant de l’arbre formaient une magnifique parure pour sa très sainte Humanité.

Il me dit :

« Ma très chère fille, les trois racines du tronc d’arbre sont

  • la Foi,
  • l’Espérance et
  • la Charité.

Le fait que ce tronc sort de mon Cœur pour pénétrer dans le tien signifie

  • que tout le bien que possède une âme vient de Moi, et
  • que les créatures ne possèdent rien d’autre que leur néant, lequel me donne la liberté de pénétrer en elles pour faire ce que Je veux.

Cependant, il y a des âmes qui

  • s’opposent à Moi et
  • choisissent de faire leur propre volonté. Pour elles, le tronc ne produit ni branches, ni fruits, ni rien de bon.

Les branches de cet arbre, avec ses fleurs, ses fruits, ses perles et ses pierres précieuses, sont les différentes vertus qu’une âme possède.

Qu’est-ce qui donne vie à un si bel arbre ? Évidemment, ce sont ses racines. C’est donc dire que la Foi, l’Espérance et la Charité

  • englobent tout et
  • sont le fondement de l’arbre qui ne peut rien produire sans elles. »

J’ai compris que

  • les fleurs représentent les vertus,
  • les fruits, les souffrances, et que
  • les perles et les pierres précieuses représentent les souffrances vécues par pur amour pour Dieu.

Voilà pourquoi ces objets forment

  • une si magnifique parure pour Notre-Seigneur.

Assis à l’ombre de cet arbre, Jésus me regardait avec une tendresse toute paternelle Puis, dans un élan d’amour irrésistible, Il me serra fortement contre Lui. Il disait :

« Comme tu es belle ! Tu es ma colombe, ma demeure bien-aimée, mon temple vivant où Je me plais d’habiter avec le Père et le Saint-Esprit. Ta soif continuelle de Moi Me console

  • des offenses continuelles que je reçois des créatures.

Sache que l’Amour que J’ai pour toi est si grand que Je dois partiellement le cacher pour que tu ne perdes pas la raison et ne meures pas.

En effet, si Je te manifestais complètement mon Amour,

  • non seulement tu perdrais la raison,
  • mais tu ne pourrais plus vivre.

Ta faible nature serait consumée par les flammes de cet Amour.

Pendant qu’Il parlait, je me sentais toute confuse et j’avais l’impression d’enfoncer dans l’abîme de mon néant parce que je me voyais remplie d’imperfections.

J’ai surtout noté mon ingratitude et ma froideur d

  • evant tant de grâces reçues du Seigneur.

Mais j’espère

  • que tout pourra concourir à sa Gloire et à son Honneur et
  • qu’Il voudra bien, dans un élan de son Amour, vaincre ma dureté de cœur.