Ce matin, j’étais tellement abattue et je me trouvais si méchante que j’avais peine à me supporter moi-même. Lorsque Jésus est arrivé, je lui ai parlé de mon misérable état.
Il m’a dit : « Ma fille, ne te décourage pas.
C’est ma façon habituelle d’agir : amener l’âme à la perfection petit à petit et non pas d’un seul coup, de manière à ce qu’elle ait toujours conscience
- qu’il lui manque quelque chose et
- qu’elle ait à faire tous les efforts nécessaires pour obtenir ce qui lui manque. Ainsi, elle me plaît davantage et se sanctifie encore plus.
Et moi, attiré par ses actes, Je me sens obligé de lui accorder de nouvelles faveurs célestes. De plus, un échange totalement divin s’établit entre l’âme et Moi.
Si, à l’opposé, l’âme possédait en elle la plénitude de la perfection,
- c’est-à-dire toutes les vertus, elle n’aurait pas à faire d’efforts.
Et il lui manquerait l’amorce nécessaire
- pour que le feu s’allume entre le Créateur et sa créature. »
Que le Seigneur soit à jamais béni !