Ce matin, mon doux Jésus poursuivit avec ses petits jeux et ses plaisanteries. Il posait ses mains sur mon visage comme s’il voulait me caresser. Mais, au moment de le faire, Il disparaissait. Il revenait ensuite, m’entourant le cou de ses bras comme pour une étreinte. Lorsque j’étendais les bras pour l’embrasser, Il disparaissait comme l’éclair et je ne pouvais pas le trouver. Comment décrire la douleur de mon cœur ?

Pendant que j’étais écrasée par cette mer de souffrance, au point de sentir la vie m’abandonner, la Reine du ciel vint, portant l’Enfant Jésus dans ses bras.

Nous nous sommes embrassés tous les trois, la Maman, le Fils et moi. Ainsi, j’eus le temps de dire à Jésus : « Mon Seigneur Jésus, j’ai l’impression que tu m’as retiré ta grâce. »

Il répondit : « Petite sotte ! Comment peux-tu dire que je t’ai retiré ma grâce alors que J’habite en toi ? Qu’est ma grâce, sinon Moi-même ?»

Je demeurai plus confuse qu’avant, réalisant

  • que j’étais incapable de parler et
  • que, dans les quelques mots prononcés, je n’avais dit que des sottises.

Ensuite, la Reine Mère disparut. Et il m’a semblé que Jésus s’était enfermé en moi et qu’Il y était resté.

Durant ma méditation, Il s’est montré dormant à l’intérieur de moi. Je le regardais en me délectant de son beau visage mais sans le réveiller, heureuse de pouvoir au moins le voir. Tout à coup, la belle Reine Mère est revenue. Elle le sortit de mon cœur et le secoua vivement pour le réveiller. Quand Il fut réveillé, elle le déposa dans mes bras encore une fois en disant : « Ma fille, ne le laisse pas dormir car, s’Il dort, tu verras ce qui va se passer !»

Un orage s’annonçait. À moitié endormi, le bébé tendit ses deux petites mains autour de mon cou et, en me serrant, Il dit : « Maman, laisse-moi dormir. »

Je dis : « Non, non, mon Trésor, ce n’est pas moi qui veux t’empêcher de dormir, c’est notre Dame Marie qui ne le veut pas. Je te prie de lui faire plaisir. On ne peut rien refuser à une maman et encore moins à cette maman ! Après l’avoir tenu éveillé quelque temps, Il disparut et tout s’est terminé ainsi.