Comme Jésus n’arrivait pas, je me disais : « Peut-être qu’Il ne viendra plus et me laissera à l’abandon. »
Et je répétais sans cesse : « Viens, mon Bien-Aimé, viens !» Soudain, Il est arrivé en disant : « Je ne te quitterai pas, Je ne t’abandonnerai jamais. Toi aussi, viens, viens à Moi !»
J’ai couru aussitôt me jeter dans ses bras et, pendant que j’y étais, Il poursuivit : « Non seulement Je ne te quitterai pas, mais par amour pour toi, Je ne quitterai pas Corato. »
Et, sans trop que je m’en rende compte, il disparut subitement. Plus qu’avant, je brûlais du désir de le revoir et je répétais sans cesse : « Que m’as-tu fait ? Pourquoi es-tu parti si vite sans même me dire au revoir ?» Pendant que j’exprimais ma peine, l’image de l’Enfant Jésus, que je garde près de moi, m’a semblé s’animer et, de temps à autre, il sortait sa tête de la cloche de verre pour m’observer. Dès qu’il s’apercevait que je l’avais vu, il la rentrait à l’intérieur. Je lui dis : « On voit bien que tu es trop insolent et que tu veux agir comme un enfant. Je me sens devenir folle de douleur parce que tu ne viens pas, et toi tu t’amuses. Eh bien ! Joue et amuse-toi tant que tu veux. Car je serai patiente. »