J’étais dans mon état habituel quand Jésus m’invita à aller voir ce que faisaient ses créatures.
Je lui dis : « Mon adorable Jésus, ce matin, je n’ai pas envie d’aller voir à quel point on t’offense. Restons plutôt ici tous les deux. »
Mais Jésus insista pour que nous allions nous promener. Voulant Lui faire plaisir, j’ai dit : « Si tu veux sortir, allons dans des églises car, là, on t’offense moins. »
Nous nous sommes donc rendus dans une église. Mais, là aussi, Il était offensé, même plus qu’ailleurs, non pas parce qu’on y commet plus de péchés qu’ailleurs, mais parce que les offenses qui y sont commises proviennent
- de ses bien-aimés,
- de ceux-là mêmes qui devraient se dépenser corps et âme pour son Honneur et sa Gloire.
Voilà pourquoi ces offenses blessent si profondément son Cœur.
J’ai vu des âmes dévotes qui,
- à cause de préoccupations futiles, ne s’étaient pas bien préparées à la communion.
- au lieu de penser à Jésus, leur esprit était occupé par des vétilles.
Ah ! Comme Jésus a pitié de ces âmes qui s’apitoient sur elles-mêmes ! Elles fixent leur attention sur des bagatelles,
- sans le moindre regard pour Jésus.
Jésus me dit : « Ma fille, vois comme ces âmes m’empêchent de déverser mes grâces en elles. Je ne m’arrête pas aux bagatelles mais à l’amour avec lequel on vient à Moi.
Au lieu de se préoccuper des choses de l’Amour,
- ces âmes s’attachent à des fétus de paille. L’Amour peut détruire la paille mais,
- même abondante, la paille ne peut augmenter l’amour en aucun cas.
C’est même le contraire,
- la paille des préoccupations personnelles amoindrit l’Amour. Le pire pour ces âmes, c’est qu’elles
- deviennent perturbées et
- perdent beaucoup de temps.
Elles aiment passer des heures à parler avec leur confesseur
- de toutes ces vétilles. Mais ne prennent jamais de courageuses résolutions
- pour surmonter ces futilités.
Et que devrais-je dire, ô ma fille, au sujet de certains prêtres ?
On peut dire qu’ils
- agissent de façon quasi satanique en devenant des idoles pour les âmes qu’ils dirigent.
Oh ! Oui ! Ce sont surtout ces fils qui transpercent mon Cœur. Car si les autres m’offensent davantage,
- ils offensent les membres de mon corps, tandis que ceux-là m’offensent là où Je suis le plus sensible,
- c’est-à-dire, au plus profond de mon Cœur. »
Comment décrire les tourments de Jésus ? En disant ces mots, Il pleurait amèrement. J’ai fait de mon mieux pour Le consoler. Puis, ensemble, nous sommes revenus à mon lit.