Après que Jésus eut lavé mon âme par son Précieux Sang et qu’Il m’eut donné son Absolution, je me suis sentie renaître à une vie nouvelle et inondée plus que jamais de la plénitude de la Grâce.
Cet événement créa en moi une impression que je n’oublierai jamais. Chaque fois qu’il revient à ma mémoire,
- une joie singulière monte dans mon âme et
- un tressaillement envahit tout mon être. Et je le revis dans les plus petits détails, comme s’il était en train de se produire.
Remplie des souvenirs du passé, j’étais envahie d’élans anxieux de correspondre, dans la mesure du possible , aux grâces singulières que le Seigneur continuait de m’accorder,
- soit en me revigorant et me ramenant à l’état de victime,
- soit en me disposant plus particulièrement à vivre dans sa Divine Volonté, ce qui commandait
- les plus grandes grâces divines et
- la plus grande participation de ma part.
Et puisque je ne suis rien, je devais tout recevoir de Dieu.
Puis je devais travailler à infuser chez d’autres les grâces reçues,
- un peu comme un médecin qui, avec le sang d’un autre,
- entreprend une transfusion sur quelqu’un pour l’aider à recouvrer la santé.
Et je devais soigneusement veiller à ce que tout retourne à Dieu.
Dans ce but, mon bien-aimé Jésus commença par m’attirer hors de mon corps,
- en me coupant de tout ce qui pouvait me séparer de Lui, et
- en me réduisant à l’état de victime permanente.
Le très patient Jésus voulait que je sois toujours prête quand Il voudrait me donner une part de ses travaux ou de ses souffrances.
Il faisait cela
- pour satisfaire à la Justice divine offensée par les continuelles aberrations du genre humain,
- ou pour prévenir ou arrêter la flagellation impitoyable qu’on Lui fait subir.
Pour renouveler mes énergies perdues, Jésus me donnait souvent des grâces particulières, l’une de celles-ci étant
- l’absolution mentionnée plus haut, qui me fut conférée plusieurs fois.
Parfois, quand je me confessais à un prêtre, j’expérimentais des effets différents et inhabituels sur mon âme. Et quand la confession était terminée, Jésus Lui-même se substituait au confesseur.
Il prenait l’apparence du confesseur, et moi, croyant que je parlais à mon confesseur,
- j’ouvrais mon cœur et
- je dévoilais l’état de mon âme, ses peurs, ses doutes, ses souffrances, ses anxiétés et ses besoins. Mais,
- par les réponses que je recevais et
- par la gentillesse de la voix, qui parfois alternait avec celle de mon confesseur, je découvrais qu’il s’agissait de nul autre que Jésus. Il était si affable ! Et les effets intérieurs que j’expérimentais n’étaient pas ordinaires.
Parfois c’était Jésus dès les débuts :
- Il entendait ma confession, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire,
- et Il me donnait l’absolution.
Si je voulais raconter tout ce qui se passa entre Jésus et moi, ça prendrait beaucoup de temps et ça pourrait être considéré comme une fable. Aussi, je passerai à quelque chose de plus facile à accueillir.