Neuf mois avant que la chose ne soit arrivée, Jésus m’avait avisé de la deuxième guerre entre l’Italie et l’Afrique. Et voici comment :

Mon Jésus béni, m’avait fait sortir de mon corps. Alors que, transformée, je Le suivais, Il me fit parcourir un long chemin parsemé de cadavres humains baignant dans leur sang. Cela m’était montré comme une rivière inondant la route.

À ma grande horreur, Jésus me fit voir les corps abandonnés et exposés à une température peu clémente aussi bien qu’à la rapacité d’animaux carnivores, puisqu’il n’y avait personne pour s’occuper des enterrements.

Terrifiée, je demandai à Jésus : « Saint Époux, qu’est-ce que tout cela signifie ?

Et Jésus me répondit : « Sache que dans l’année qui vient, il y aura la guerre. L’homme s’abandonne à tous les vices et aux passions charnelles. Je veux ma revanche sur la chair qui pue le péché. »

Je ne doutais pas de ce que Jésus disait. Mais j’espérais néanmoins que dans les prochains neuf mois,

  • l’homme charnel mettrait un frein à ses passions et
  • que, à la vue de sa conversion, Jésus suspendrait la guerre prévue.

Mais que dire de ceux

  • qui se vautrent dans la boue de leurs passions et
  • qui, plutôt que de se convertir, s’y enfoncent davantage.

Et c’était arrivé précédemment que l’Italie et l’Afrique parlèrent d’abord de guerre. Puis, tôt après, ils s’engagèrent dans une dure guerre résultant en beaucoup de souffrances et de dommages des deux côtés.

Alors, plus que jamais,

  • je m’offris moi-même à mon bon Jésus, pour qu’Il diminue le nombre des victimes de cette guerre.
  • Je m’offris pour les âmes qui, malgré mes prières et mes supplications envers la Miséricorde de Dieu, ne seraient pas en état de grâce et seraient jetées dans l’enfer quand elles paraîtraient devant Dieu.

Mais Jésus ne m’écouta pas.

Une fois de plus, Il me fit sortir de mon corps. Le suivant, je fus à Rome en un instant. Là j’entendis beaucoup de voix et j’appris la situation décrite plus haut.

Jésus me fit pénétrer avec Lui dans le parlement, dans la salle du conseil, où les députés se livraient à un chaud débat sur la manière de mener la guerre pour être sûrs de la victoire. La discussion se poursuivait avec beaucoup de mots pompeux, d’orgueil et de fanatisme pitoyables.

Mais ce qui fit la plus grande impression sur moi, c’est qu’ils étaient tous sectaires et agissaient sous la pression du démon, à qui ils avaient vendu leur âme dans le but d’avoir une fin de guerre victorieuse.

J’étais horrifiée d’apprendre cela et je me disais en moi-même : « Que d’hommes tristes et sauvages. Que de tristes temps, plus tristes encore que ceux qui y vivent ! »

Il me semblait que Satan régnait parmi eux, puisque leur entière confiance était placée en lui plutôt qu’en Dieu. Et c’était du démon qu’ils attendaient la victoire.

Pendant qu’ils étaient engagés dans un débat chaud et rigoureux, ils s’éloignaient les uns des autres, même s’ils voulaient unir leurs différences.

Jésus, sans être vu, était au milieu d’eux. Entendant leurs tristes propositions, Il pleurait sur leurs misérables propos.

Après qu’ils eurent fait leurs plans pour mener leur guerre sans Dieu, ils se vantaient très présomptueusement, se disant plus que jamais sûrs de la victoire.

Alors, comme s’ils étaient encore là pour L’écouter, Jésus dit d’un ton de voix menaçant : « Vous avez une grande confiance en vous-mêmes, mais Je vous humilierai. Et alors vous mesurerez la grandeur de vos pertes pour ne pas avoir invoqué l’aide et l’intervention de Dieu qui est l’auteur de tout bien. Cette fois, l’Italie ne sera pas victorieuse. Elle expérimentera plutôt une défaite totale. »

Comment décrire combien mon cœur souffrit de ces paroles de Jésus, et de combien de manières j’essayais de pacifier mon aimable Jésus, pour qu’au moins la guerre ne soit pas si meurtrière. Comme toujours, je m’offris comme victime d’expiation et je demandai au Seigneur de m’accorder les plus grandes souffrances et d’épargner l’Italie d’une telle flagellation.

Mais Jésus me dit : « Je resterai ferme pour que l’Afrique soit victorieuse sur l’Italie. Et Je t’accorderai seulement ceci : l’Afrique victorieuse n’envahira pas le sol italien pour y continuer la guerre. La punition est juste, puisque l’Italie la mérite

  • pour son mode de vie licencieux,
  • pour sa foi perdue et
  • parce qu’elle met sa confiance dans le démon plutôt qu’en Dieu. »

Tout ce qui me fut dit à ce moment-là, ou en d’autres circonstances, je l’ai expliqué à mon confesseur sous l’obéissance. Et il me dit : « Il ne me semble pas vraisemblable que l’Italie sera vaincue par l’Afrique, puisque la civilisation moderne de l’Italie possède toutes sortes d’armes offensives et défensives que ne possède pas l’Afrique. »

Quand les Paroles de Jésus se confirmèrent, mon confesseur me dit : « Mon enfant, il n’y a pas de plan, pas de sagesse et pas de force qui aient un peu de valeur, s’ils ne proviennent pas de Dieu. »