Après cinq ou six jours de souffrances intenses, je remarquai à mon vif regret que, de jour en jour, ma souffrance diminuait.

Elle se serait arrêtée complètement si je n’avais pas insisté auprès de mon Époux Jésus

  • de s’en tenir à diminuer leur intensité, - sans tout arrêter. Je ressentais en moi le désir très fort de ces douces souffrances. Et je Le fis connaître à mon bon Jésus en Le priant de renouveler la crucifixion que j’avais déjà vécue.

Jésus, sans s’opposer, était satisfait de moi. De temps en temps, Il me faisait plaisir en transportant mon âme de nouveau aux Saints Lieux, à Jérusalem.

Et là Il me faisait plus ou moins prendre part aux souffrances qu’Il expérimenta durant sa Passion. Parfois, Il me faisait souffrir la Flagellation,

  • parfois le Couronnement d’épines,
  • parfois le Portement de la Croix,
  • ou encore la Crucifixion.

Il plaisait à Jésus de me faire souffrir l’un ou l’autre de ces Mystères.

Parfois aussi, en un jour, Il me faisait souffrir son entière Passion,

  • en me donnant plus de douceur et
  • en même temps plus de souffrance.

Mon cœur tombait en agonie

  • quand c’était Jésus Lui-même qui souffrait la Passion et
  • que moi je n’avais pas à la souffrir avec Lui. J’étais agitée et anxieuse si je ne pouvais pas au moins entrer en partie dans sa Souffrance.

Je me retrouvais souvent avec la Vierge Marie

  • à regarder Jésus subir les Souffrances les plus sévères à cause des offenses perpétrées
  • par des hommes sauvages, plus sauvages que les soldats

qui se saisirent de Jésus et qui Le mirent à mort.

C’est alors que je devins convaincue que pour celui qui aime,

  • il est plus facile de souffrir lui-même
  • que de voir souffrir la personne aimée.